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	<title>Spectacular Optical</title>
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	<description>The Journal of Psychotronic Cinema and Culture</description>
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		<title>Les Sacrifiés (The Expendables) sont de retour! Gagnez des billets pour la première montréalaise</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 04:18:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>

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		<description><![CDATA[Soyez parmi les 20 premiers mercenaires à soumettre leurs noms et noms de code à contest@fantasiafestival.com afin de recevoir un laissez-passer double pour la première montréalaise]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Expendables2FinalPoster.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8850" title="Expendables2FinalPoster" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Expendables2FinalPoster.jpg" alt="" width="562" height="867" /></a></p>
<p>Barney et ses mercenaires cherchent à se venger en territoire hostile après l&#8217;assassinat d&#8217;un de leurs frères. Joignez-vous aux Sacrifiés dans leur dernière aventure explosive! Mettant en vedette les durs-à-cuire du cinéma d&#8217;action, tel que Sylvester Stallone, Jet Li, Jason Statham, Dolph Lundgren, Bruce Willis, Chuck Norris et Arnold Schwarzenegger!</p>
<p>Soyez parmi les 20 premiers mercenaires à soumettre leurs noms et noms de code à <a href="mailto:contest@fantasiafestival.com" target="_blank">contest@fantasiafestival.com</a> afin de recevoir un laissez-passer double pour la première montréalaise le mercredi 15 août à 19h30. Seuls les gagnants seront contactés. S&#8217;il vous plaît noter, les ennemis des Sacrifiés ne sont pas autorisés à participer au concours.</p>
<p>Plus d&#8217;informations peuvent être déclassifié au:</p>
<p><a href="http://www.expendables2film.com">www.expendables2film.com</a></p>
<p><a href="http://www.facebook.com/alliancefilms">www.facebook.com/alliancefilms</a></p>
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		<title>SLEEP TIGHT</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Aug 2012 04:03:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article @fr]]></category>

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		<description><![CDATA[Les nouvelles terreurs nocturnes de Jaume Balaguero]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/05/sleeptight-2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5412" title="sleeptight 2" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/05/sleeptight-2.jpg" alt="" width="564" height="403" /></a></strong></p>
<p><strong>SLEEP TIGHT: Les nouvelles terreurs nocturnes de Jaume Balaguero</strong><br />
Par Melissa Howard<br />
(Traduction: Stephane Landry)</p>
<p>On pourrait facilement dire que le réalisateur Espagnol Jaume Balaguero aime les choses épeurantes qui vivent la nuit. C’est un terrain familier pour un réalisateur de films d’horreur mais Balaguero a un penchant particulier pour révéler les activités nocturnes. Son plus récent film,<em> Sleep Tight</em> (2011) (écrit par Alberto Marini), dirige l’attention sur les activités nocturnes d’un affable concierge, Cesar (interprété avec précision par Luis Tosar). Cet homme est né sans la capacité de contentement – il le dit aux spectateurs dès le début du film alors qu’il est sur un toit: “Heureux….le problème c’est que je ne peux l’être”. Le résultat de cette affliction solitaire est que Cesar tente de retirer toute joie dans la vie des gens qui l’entoure (incluant sa mère mourante), tout un défi considérant que son boulot consiste à faire du plâtre, remplir les boîtes aux lettres et débloquer les toilettes. Cesar tourmente les habitants du bâtiment qui ont un peu de joie dans leur vie – Clara (Marta Etura) étant l’object particulier de sa tourmente parce qu’elle est particulièrement plaisante et de bonne humeur. Le reste du film démontre comment Cesar tente de façon maladive de démoraliser Clara.</p>
<p>La tension est développée tranquillement par Balaguero dans <em>Sleep Tight</em> mais la caméra torturée permet au téléspectateur de voir et comprendre le sinistre complot de Cesar. Le soir il se faufile dans la chambre de Clara et se cache sous son lit en attendant qu’elle s’endorme. Il l’a drogue dans son sommeil puis s’installe dans le lit avec elle. Cet acte est déjà très malsain mais c’est la raison ultime qui risque débranler le spectateur à la fin du film.</p>
<p>L’artisanerie de Balaguero est très efficace dans <em>Sleep Tight </em>alors que la tension augmente et que les scènes enveloppent Cesar et les habitants du bâtiment. Compte tenu que l’action se déroule dans les corridors et dans les chambres du bâtiment, celui-ci est comme un personnage. À noter aussi comment les cages d’escaliers et les ascenseurs jouent un rôle important encore une fois dans ce film tout comme dans son film <em>REC </em>(2007), un film que ses fans se souviendront bien. Dans REC et dans <em>Sleep Tight</em>, Balaguero garde le focus sur ses personnages et sur le lieu confiné de chaque prise ce qui amène un aspect très claustrophobe et exploite bien les bâtiments Espagnole dans lequel il tourne fréquemment. Bien que Balaguero n’est pas le seul responsable pour le style “caméra mouvementée” de <em>REC</em> (le film a été co-écrit et réalisé par Paco Plaza)  il y a certainement un thème dans tous ses films, le surnaturel.</p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/05/SleepTightPic1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5414" title="SleepTightPic1" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/05/SleepTightPic1.jpg" alt="" width="563" height="316" /></a></p>
<p>Un natif de Barcelone, Balaguero débuta sa carrière en cinéma comme plusieurs autres cinéastes, en faisant des courts métrages. Il débuta en vidéo au début des années 90 puis en 35 mm. Son premier long métrage, <em>The Nameless</em> (1999) tiré d’un livre de Ramsey Campbell a attiré l’attention du marché Nord Américan (au fait, <em>The Nameless</em> a gagné le prix du meilleur film à Fantasia en 1999). <em>The Nameless</em> fût le premier mais non le dernier film de Balaguero à traiter d’un thématique occulte. Le film est centré sur le meutre d’une jeune fille, trouvé dans le fond d’un puit. Elle est identifée par ses parents à cause d’un bracelet et d’un jambe plus courte. 5 ans plus tard la jeune fille contacte la mère et celle-ci décide bien sûr, d’investiguer. S’en suivra la découverte d’un culte, “Los Sin Nombre” qui a pour but la poursuite des origines du mal.</p>
<p>Les histoires paranormales noctures sont omniprésentes dans la vie du réalisateur et ceux-ci informent la récente resurrection de <em>REC</em> qui inclue <em>REC Genesis </em>et <em>REC Apocalypse</em> (qui sortira en 2013) faisant de <em>Sleep Tight</em> une anomalie. Dans <em>REC</em> la panique est externe mais dans Sleep Tight, cette émotion est internalisée par le biais du personnage de Cesar. Dans <em>REC</em>, l’histoire est centrée sur une émission de télé appelé “While You’re Sleeping”. Une habile présentatrice, Angela (Manuela Velasco) et un caméraman, Pablo (joué par le vrai cinématographe Pablo Rosso) visitent une caserne de pompier pour suivre les pompiers alors qu’ils effectuent leur boulot nocturne. Après une longue introduction des pompiers, ils recoivent finalement un appel pour intervenir auprès d’un femme prise dans son appartement. Alors que Barcelone dort, une infection, qui se manifeste pour une sorte de possession démoniaque, fait rage dans ce bâtiment bizarre. Cette infection s’attaque à ceux devant et aussi derrière la camera. Balaguero et Plaza inventent une façon viscérale et observable de la peur qui sommeil dans les ombres. <em>Sleep Tight</em> n’a pas le même effet. Personne n’internalise la peur dans cette histoire. Cependant, la peur existe en périphérie des troubles mondains de tous les jours, les troubles qui composent la condition humaine – la solitude, l’isolation et la perte de soi. Typiquement Balaguero, le film démontre c’est qui anormal (le monstre nocturne qu’est Cesar) aux yeux de tous et vraiment qu’est-ce qui pourrait être plus terrifiant que ça?</p>
<p><object width="564" height="317"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/l-cF3TcZ6fA?version=3&amp;hl=en_GB&amp;rel=0" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="564" height="317" src="http://www.youtube.com/v/l-cF3TcZ6fA?version=3&amp;hl=en_GB&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Le lyrisme renversant d&#8217;un homme ordinaire</title>
		<link>http://www.spectacularoptical.ca/fr/2012/08/le-lyrisme-renversant-dun-homme-ordinaire/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Aug 2012 04:01:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article @fr]]></category>

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		<description><![CDATA[Kim Ki-duk et son Poongsan, une histoire bouleversante où l'expression « une image vaut mille mots » prend tout son sens]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/06/600full-poongsan-screenshot.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-5473" title="600full-poongsan-screenshot" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/06/600full-poongsan-screenshot.jpg" alt="" width="563" height="305" /></a></strong></p>
<p><strong>LE LYRISME RENVERSANT D&#8217;UN HOMME ORDINAIRE</strong><br />
Kim Ki-duk et son <em>Poongsan</em>, une histoire bouleversante où l&#8217;expression « une image vaut mille mots » prend tout son sens</p>
<p>Par Marybel Gervais</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/06/Poongsan-movie-poster-2011-picture-MOV_0940fb05_b.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5474" title="Poongsan-movie-poster-(2011)-picture-MOV_0940fb05_b" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/06/Poongsan-movie-poster-2011-picture-MOV_0940fb05_b.jpg" alt="" width="280" height="400" /></a>La vie est riche en expériences émotionnelles et chacun la mène à sa façon en utilisant ou non les outils croisant sa route. Kim Ki-duk, renommé réalisateur et scénariste sud-coréen, puise dans la phrase précédente l’essence même de toutes ses histoires cinématographiques. Il ne se limite pas aux chemins de vie improbables souvent mis en scène par d’autres. Il tente d’analyser les sentiments humains au travers des avenues habituellement boudées par les superproductions occidentales et plus représentatives de l’univers auquel il appartient. La Corée et ses deux états divisés sur tous les plans illustrent un modèle national singulier difficilement compréhensible pour les non-résidents. Kim Ki-duk parfume son <em>Poongsan</em> de sa plume naturellement lyrique et nous transmet de vives émotions comme seul un artiste passé maître dans sa vocation peut le faire.</p>
<p>À l’intérieur de cette société déchirée par la ségrégation de la Corée, des familles vivent séparées de part et d’autre de la frontière la mieux gardée au monde. Rien ni personne n’est censé traverser ce mur militarisé à l’extrême. Un homme, aux aptitudes de survie étonnantes, met à profit ses habiletés. En échange d’argent, il livre le message d’untel ou rapporte l’objet personnel d’un autre. Afin d’éviter les embrouilles, il reste muet lors de ses transactions. Son nom est inconnu de tout un chacun, mais certains le surnomment Poongsan comme la marque de ses cigarettes (Poongsan se réfère aussi à une race de chien de chasse spécifique à la Corée du Nord). Lors d’une requête spéciale venant d’un homme protégé par les autorités de la Corée du Sud, il s’engage à ramener In-ok, la femme de ce dernier. Séparé depuis deux ans suite à son évasion en terrain plus clément, l’homme ne cesse de penser à sa douce et à sa destinée épineuse au nord du 38e parallèle. En trois heures, Poongsan réussira à amener In-ok saine et sauve à son mari en dépit de quelques anicroches. Pourtant, pendant ce bref délai, la foudre parvient à percer le coeur des deux complices fugitifs au désespoir de l’époux. Malgré son alliance au gouvernement lors de cette mission, Poongsan est sur la liste noire puisqu’il traverse la zone interdite et en fait commerce. La spirale amoureuse ainsi que la cavale imposée engloutissent Poongsan comme un python le ferait de ses proies.</p>
<p>Afin de bien saisir l’enjeu de cette histoire, il est impératif de comprendre la crise démesurée qui disperse la Corée en deux états distincts depuis plus de soixante ans. Bien que surnommé le pays du matin calme, le soleil s’est levé à maintes reprises sur une trame sonore résonnante de cris, de coups de feu, de canons et d’explosions. La vision des têtes dirigeantes divergeait (et divergent toujours) radicalement. Au nord, nous retrouvons la République populaire démocratique de Corée soutenant une approche communiste à l’intérieur d’un régime totalitaire et entretenant une indépendance politique, militaire et économique. Un tiers de la population s’y trouve. Au sud de la frontière, appelée communément « zone démilitarisée » (DMZ), le reste des habitants coréens, soit les deux tiers, vivent dans la République de Corée. Un endroit ouvert à la culture occidentale ayant un régime démocratique parlementaire orienté vers le capitalisme.</p>
<p>Suite à leur séparation officielle vers la fin des années quarante, suivit de la guerre de 1950 à 1953, nombreuse famille durent vivent dispersée. Un coup terrible pour nombreux. De plus, la vie des habitants du nord est difficile et la majorité est pauvre. Rien ne peut changer leur situation contrairement au sud où l’éducation y est plus accessible et les conditions générales sont meilleures. Les personnages créés par Kim Ki-duk dans <em>Poongsan</em> représentent cette dure réalité. La lumière n’est jamais faite sur les habiletés spéciales du personnage principal et son passé reste obscur. L’ensemble reste une facilité d’adaptation étonnante et une capacité de survie difficilement inégalable pouvant être acquises grâce à l’aridité de la vie au nord de la Corée. Le manque d’argent le pousse à se servir de ses atouts, sans excès. La difficulté d’In-ok à oublier son passé et à vivre dans le luxe gratifié par son époux en est une autre démonstration. Conjointement avec l’histoire personnelle du personnage principal, nous pouvons observer à travers ses missions d’autres exemples de la réalité sociale coréenne. Un vieillard sur son lit de mort n’arrive pas à croire qu’il peut enfin voir sa femme grâce à une vidéo. C’est d’une sensibilité explosive.</p>
<p>Cette histoire ne pouvait être écrite que par un Coréen ayant vécu dans cette particularité intérieure. Né en 1960, Kim Ki-duk a vu le jour dans un pays où les confrontations battaient leur plein. Il eut la chance de naître au sud ce qui lui offrait de plus grandes possibilités. Il prit pleinement conscience de cette opportunité, car plusieurs carrières parsèment sa vie, d’agriculteur à militaire en passant par une brève tentative de devenir prêtre puis peintre et cinéaste.</p>
<p>Ses passions et expériences diverses enrichissent profondément ses scénarios. Il arrive avec doigté à nous faire ressentir de vives émotions à l’aide d’images sans aucun dialogue. Ses personnages nous sont chers non parce qu’ils représentent un idéal qu’on aimerait atteindre en vain, mais bien parce qu’ils sont vrais, touchants et anticonformistes. Le mystère flottant autour du vécu du personnage de Poongsan ressemble à celui de Hee-jin dans <em>Seom </em>(<em>The Isle,</em>2000). Kim les a tous deux dotés d’un mutisme lourd créant une atmosphère propre à lui. Son univers cinématographique contient toujours une histoire d’amour comme élément déclencheur. Elle n’est jamais simple et permet pour le spectateur de se questionner sur des principes moraux et sociaux. Kim tâte fréquemment des sujets tabous comme l’adultère, la prostitution (Samaria, 2004) et même l’inceste (Hwal, 2005). Malgré les situations ardues dans lesquelles se retrouvent ses protagonistes, ils respirent la bonne foi et ne peuvent qu’engendrer un sentiment de compréhension fraternelle chez le spectateur. Poongsan ressemble sur plusieurs points au succès de 2004, 3-Iron. Ses thématiques sombres, mais pures se rejoignent. Ses personnages principaux aux commentaires verbaux rares, aux professions louables et aux histoires amoureuses complexes (voir impossibles) semblent tissés du même fil.</p>
<p>La signature propre à l’auteur se définit et se raffine à chaque oeuvre. Kim Ki-duk marche toujours dans la même voie, fixant un point d’arrivé qui nous est tous invisible. Il détient une recette qui lui plaît et ébranle positivement ses spectateurs. Tristement, le public coréen ne répond pas à l’appel. Comme le dit si bien le proverbe, « Nul n’est prophète en son pays ». Le recul qui nous est possible, nous occidentaux, est peut-être ce qui nous permet de chérir les films de Kim Ki-duk.</p>
<p><object width="564" height="423"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/RWMfu8vFiPU?version=3&amp;hl=en_GB&amp;rel=0" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="564" height="423" src="http://www.youtube.com/v/RWMfu8vFiPU?version=3&amp;hl=en_GB&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>« GERRIE’s KIDS »</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 04:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>

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		<description><![CDATA[Une entrevue avec l’acteur hollandais Tim Haars de NEW KIDS TURBO et NEW KIDS NITRO]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong><strong><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/gerrie-2thumb1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8792" title="gerrie 2thumb" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/gerrie-2thumb1.jpg" alt="" width="564" height="192" /></a></strong></p>
<p><strong>« GERRIE’s KIDS »</strong><br />
<strong>Une entrevue avec l’acteur hollandais Tim Haars de NEW KIDS TURBO et NEW KIDS NITRO </strong><br />
Kier-La Janisse<br />
(Traduit par Emilie Christiansen)</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em></p>
<div id="attachment_8793" class="wp-caption alignright" style="width: 270px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/tim-haars.jpg"><img class="size-full wp-image-8793" title="tim haars" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/tim-haars.jpg" alt="" width="260" height="389" /></a><p class="wp-caption-text">Tim Haars </p></div>
<p></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Dans l’univers New Kids, Gerrie, le grossier personnage prédisposé aux accident, est interprété par Tim Haars, frère de Steffen Haars (Robbie), qui co-scénarise et réalise la série avec Flip Van der Kuil (Barrie). Après quelques contretemps causés par des mauvais calculs de fuseaux horaires et de mauvais numéros de téléphone, j’ai réussi à m’entretenir brièvement au téléphone avec Tim, où j’ai découvert quelques surprises à propos de sa vie avant et après </em>New Kids<em>. </em></p>
<p><em><em>Bien que le public nord-américain ne fait que commencer à les découvrir, la série </em>New Kids<em> – qui a débuté en tant que série webtélé en 2007 et a obtenu une  notoriété après s’être retrouvée sur Comedy Central en 2009 – est  l’exportation d’Hollande la plus proche d’un hybride South  Park/Apatow/Jackass. La série porte sur 5 personnages désagréables –  Richard, Barrie, Robbie, Gerrie et Rikkert – qui conduisent comme des  fous, mangent une énorme quantité d’aliments frits, appellent les femmes  des putes et boivent de la bière constamment. Et surtout, ils ont des  coupes Longueuil qui les situent clairement dans les bas-fonds de la  culture des années 1990.</em></em></p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/New-Kids1.jpeg"><img class="alignnone size-full wp-image-8794" title="New-Kids1" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/New-Kids1.jpeg" alt="" width="564" height="289" /></a></p>
<p><em>Simplement pour le contexte, combien d’émissions de télévision ou de films hollandais sont en production au cours d’une année?</em></p>
<p>Peut-être 50 ou 60? Mais je ne suis pas certain de ces chiffres, car je ne suis pas vraiment intéressé par beaucoup de films. Je n’aime pas beaucoup de films.</p>
<p><em>Beaucoup de films de la Hollande, ou beaucoup de films en général?</em></p>
<p>Et bien, en général. Je veux dire que je regarde beaucoup de films, mais je n’en aime que quelques-uns. Mes goûts sont très spécifiques.</p>
<p><em>Alors, comment se sont formés les New Kids au début?</em></p>
<p>Et bien, nous n’étions pas vraiment un groupe qui a été rassemblé, nous nous connaissions déjà depuis longtemps. Wesley van Gaalen (Rikkert) est mon meilleur ami, Flip Van der Kuil (Barrie) est le meilleur ami de Steffen Haars (Robbie), et je connaissais Huub Smit (Richard) auparavant – j’ai déjà été un « skater » professionnel et lui aussi.</p>
<p><em>Un </em><em>« skater » professionnel dans le sens de planchiste ou patineur?</em></p>
<p>Le patin à roues alignées agressif. Ouais, nous étions vraiment bons; j’ai été le meilleur de la Hollande à quelques reprises. Alors nous nous connaissions tous déjà depuis longtemps. Puis, lorsque nous avons arrêté le patinage, nous ne savions pas quoi faire, alors nous avons commencé à faire des petits sketchs et des voyages que nous filmions. Puis Steffen Haars est allé à l’académie du cinéma, alors il est allé à l’école pour devenir un réalisateur et un caméraman. Puis Huub Smit est allé à une école d’acteurs et moi aussi. Puis, nous avons actuellement continué à faire des petits sketchs pour un site Internet nommé Flabber.nl et nous avons remarqué que nous avions beaucoup de visiteurs, nous avons eu environ 10 millions de visiteurs au cours d’une très courte période, alors nous nous sommes dit « Hmm! ». Et après ce succès, nous avons continué sur Comedy Central et c’est à ce moment que le tout est devenu un succès national en Hollande, mais aussi en Allemagne, Suède, Danemark et Belgique. Puis, un producteur important chez Eyeworks nous a visité et nous a actuellement donné de l’argent pour faire un film. Cependant, nous n’étions pas habitués à faire des films, car nous faisions des petits sketchs, et nous avons demandé si nous pouvions faire le film sans faire aucune concessions, puisque nos idées sont assez controversées, mais nous ne voulions pas de restrictions. Alors ils nous ont donné toute la responsabilité et toute la liberté de le faire. Et c’est devenu un grand succès.</p>
<div id="attachment_8795" class="wp-caption alignleft" style="width: 234px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/tim-haars-sven-boekhorst.jpg"><img class="size-full wp-image-8795" title="tim haars sven boekhorst" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/tim-haars-sven-boekhorst.jpg" alt="" width="224" height="299" /></a><p class="wp-caption-text">Inline skating champs Tim Haars and Sven Boekhorst as kids</p></div>
<p><em>Où demeurez-vous tous?</em></p>
<p>Presque tout le monde habite à Amsterdam.</p>
<p><em>OK.  Je ne sais pas à quel point les personnages sont une blague au niveau  régional – est-ce qu’ils touchent à des stéréotypes à propos de gens qui  habitent dans le sud de la Hollande ou est-ce que ces types de  personnages sont complètement fictifs?</em></p>
<p>Et bien, nous avons  été élevés à Maaskantje et durant notre enfance, nous avons vu plusieurs  personnes n’accomplissant rien et se plaignant et détruisant nos rampes  de patinage et détruisant actuellement le quartier. Puis, ils nous ont  plus ou moins inspirés à faire ce type de travail. Puisqu’ils étaient  déjà différents, ils étaient – comment on dit – des « white trash »? Un  peu comme la version européenne de la racaille blanche. Il y a des gens  comme ça partout en Europe, il y en a beaucoup en Allemagne, alors je  crois que tout le monde reconnaît les personnages.</p>
<p><em>Pourtant ils sont un peu comme des protagonistes. Je veux dire que bien qu’ils soient très destructifs et stupides, ils sont tout de même un peu les héros des films.</em></p>
<p>C’est vrai, ouais. Ils sont comme des anti-héros.</p>
<p><em>Je supposerais, simplement en regardant les films, que vous </em>aimez<em> ces personnages.</em></p>
<p>Et bien, avec des personnages comme ceux-ci, on peut faire n’importe quoi, car la logique de leur manière de penser est complètement stupide. Nous les avons créé plus grands que nature. Nous les avons exagéré.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em></p>
<div id="attachment_8796" class="wp-caption alignright" style="width: 291px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Gerrie.jpg"><img class="size-full wp-image-8796" title="Gerrie" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Gerrie.jpg" alt="" width="281" height="211" /></a><p class="wp-caption-text">Gerrie</p></div>
<p></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>J’ai entendu dire que plusieurs fans de l’émission s’identifiaient vraiment beaucoup à ces personnages.</em></p>
<p>C’est vrai, beaucoup de gens se reconnaissent en ces personnages. Au début, tout le monde pensait que nous étions réels. Et pour l’émission originale, nous avions décidé de filmer d’une façon où le tout aurait l’air d’une personne ayant pris une caméra pour se filmer soi-même. Alors d’une certaine façon, ils avaient l’impression qu’ils pouvaient faire ceci eux-mêmes. Puis, lorsqu’ils me voyaient dans la rue, les gens me disaient: « Eille man, qu’est-ce qui est arrivé à ta moustache et ta coupe de cheveux? » et je devais expliquer que j’interprétais un personnage. Également, nous ne parlons pas comme ça du tout. Il s’agit d’un dialecte très spécifique d’une petite région au sud de la Hollande. Cependant, tout le monde pensait que nous étions réels, jusqu’à ce que l’on soit présenté sur une émission de télévision en tant que nous-mêmes; c’était une façon vraiment amusante pour faire découvrir aux gens que le tout était faux.</p>
<p><em>Alors le gars qui interprète le rôle de Barrie n’a pas l’air aussi effrayant dans la vraie vie?</em></p>
<p>Non, en fait il l’est. Son visage est vraiment efficace; il n’est pas vraiment un bon acteur, car il est l’un des réalisateurs, alors c’est pour cette raison qu’il ne dit pas grand-chose. Il est un peu comme Silent Bob. En fait, tous les personnages sont un peu comme nous le sommes dans la vraie vie.</p>
<p><em>Alors, si c’est vrai, êtes-vous vraiment maladroit dans la vraie vie? Votre personnage est vraiment prédisposé aux accidents.</em></p>
<p>Et bien, c’est un gars qui veut faire partie du groupe et faire bonne figure devant ses amis, mais ça ne marche jamais. Je suis un gars physique, c’est vrai, mais je ne suis pas aussi maladroit. C’est un excellent personnage à interpréter – on ne pense même plus à soi-même, il faut se laisser aller et être un trou de cul.</p>
<p><em>Alors parlez-moi de la musique de Gabber sur la bande sonore. Je n’avais jamais entendu parlé d’eux auparavant.</em></p>
<p>C’est l’une des influences musicales les plus importantes des années 1980 et 1990 en Hollande.</p>
<p><em>Alors c’est spécifique à la Hollande seulement?</em></p>
<p>Ce l’était auparavant, il s’agissait d’une scène marginale, puis c’est devenu très populaire en Hollande. Et encore une fois, c’est pour les gens qui utilisent des drogues et qui virent complètement fous et qui sont très agressifs. Cependant, aujourd’hui ce n’est plus populaire, alors on a l’impression que le film se trouve dans les années 1980 ou 1990, avec les autos et la façon qu’ils s’habillent. La musique se marie très bien au film.</p>
<p><object width="564" height="317"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/HKF4hobJl2A?version=3&amp;hl=en_US" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="564" height="317" src="http://www.youtube.com/v/HKF4hobJl2A?version=3&amp;hl=en_US" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Qu’est-ce qui se passe avec les New Kids présentement?</em></p>
<p>Nous avons arrêté les New Kids, pour faire en sorte que le tout demeure tel quel, au lieu de continuer jusqu’à ce que tout le monde en ait assez de nous. Alors maintenant nous écrivons de nouvelles choses.</p>
<p><em>Alors vous allez continuer de travailler ensemble, mais vous allez simplement faire des personnages différents, mais tout en continuant à produire des comédies?</em></p>
<p>Ouais, ouais, je pense que oui. Nous sommes une équipe, alors nous travaillons ensemble. Puis, au lieu de distribuer des rôles, on ne fait que regarder les gens autour de nous et nous les impliquons.</p>
<p><em>Accomplissez-vous le processus d’écriture ensemble?</em></p>
<p>À l’époque où nous faisions des sketchs, nous écrivions tous du matériel, mais maintenant tout est écrit par Steffen et Flip qui sont les réalisateurs. Ils scénarisent, réalisent et sont des acteurs dans les films, donc ils font tout.</p>
<p><em>Et travaillez-vous sur d’autres projets vous-même, outre </em>New Kids<em>?</em></p>
<p>Ouais, je fais d’autres films et je suis aussi un animateur de télévision pour enfants, puis je fais d’autres émissions de télévision sur d’autres réseaux pour adultes.</p>
<p><em>C’est drôle, car ici, si vous faites un film comme </em>New Kids Turbo<em> et </em>Nitro<em>, ils ne vous laisseraient jamais approcher des enfants.</em></p>
<p>Ouais, mais la Hollande a un esprit très ouvert. J’ai quand même eu peur, mais ce n’est jamais devenu un problème. En Hollande, il y a des réseaux commerciaux et des réseaux nationaux, puis je travaille pour un réseau national qui a une très bonne ouverture d’esprit, alors je peux être moi-même. Je ne suis pas le type d’animateur qui dit « Bienvenue tout le monde à l’émission… » Je ne fais qu’être moi-même.</p>
<p><em>Mais avec des petits enfants autour de toi?</em></p>
<p>Non. Je n’aime pas travailler avec des enfants, ils sont agaçants. Puisque avec des enfants, il s’agit de la journée la plus importante pour eux, mais après quatre heures de tournage, ils sont complètement <em>finis</em>. Ils sont très excités, mais ensuite ils s’effondrent, parce qu’ils n’ont pas dormi la nuit précédente ou quelque chose du genre. Mais la journée de travail est plus longue. Alors ce n’est pas agréable de travailler avec des enfants, mais c’est très sympathique de produire quelque chose <em>pour </em>les enfants.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><em>Voyez Tim Haars dans un rôle qui n’est décidément pas pour les enfants lors du programme double <a href="http://www.fantasiafestival.com/2012/fr/films-et-horaire/188/new-kids-turbo">NEW KIDS TURBO</a> et <a href="http://www.fantasiafestival.com/2012/fr/films-et-horaire/189/new-kids-nitro">NEW KIDS NITRO</a>, ce soir au Théâtre Hall à 17h45 et 19h40.<br />
</em></p>
<p><em>Consultez un article précédent de Spectacular Optical sur le phénomène New Kids<a href="http://www.spectacularoptical.ca/fr/2012/08/a-maaskantje-on-ne-rigole-pas/"> ICI.</a></em></p>
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		<item>
		<title>THE WOMAN IN THE SEPTIC TANK</title>
		<link>http://www.spectacularoptical.ca/fr/2012/08/the-woman-in-the-septic-tank-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 04:03:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article @fr]]></category>

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		<description><![CDATA[Ariel Esteban Cayer jette un regard sur WOMAN IN THE SEPTIC TANK de Marlon Rivera]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/woman-septic-tank-poster.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8786" title="woman septic tank poster" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/woman-septic-tank-poster.jpg" alt="" width="376" height="493" /></a></p>
<p>Mettant en vedette la vitalité, l’humour et le potentiel cinglant d’une nouvelle génération de réalisateurs philippins, <em>The Woman in the Septic Tank </em>amène une profondeur au <em>Regard sur le cinéma des Philippines</em> en attaquant avec humour la notion du cinéma international (ou plutôt celui des Philippines), connu sous la forme de « pauvreté pornographique » – sujet que <em>Mondomanila</em> aborde aussi, – mais d’une manière plus exubérante, plus provocatrice. D’un autre côté, le film représente également une parodie de l’industrie cinématographique dans son ensemble et invite le spectateur à explorer le monde du cinéma indépendant philippin, ses vedettes, ses plaisanteries et ses mécanismes.</p>
<p>Film remarquablement méta, <em>The Woman in the Septic Tank </em>suit Rainier, Bingbong et Jocelyn, des gens aisés, bien intentionnés, mais malavisés et fraîchement sortis de l’école de cinéma alors qu’ils essaient de réaliser leur premier long métrage. Ayant en tête des délusions de gagner un Oscar, ils mettent sur pied « With Nothing », un film d’exploitation décrivant les difficultés inimaginables d’une mère de sept enfants vivant dans les bidonvilles de Payatas et qui n’a d’autre solution que de vendre l’un de ses enfants à un homme blanc et riche… Le spectateur les suit dans leur pré-production durant leurs multiples révisions scénaristiques (toutes présentées d’une façon imagée et hilarante à l’écran : d’un musical imaginé par Jocelyn alterné à des approches plus néoréaliste et formelle), leur recherche de lieux de tournage et leur choix de distribution. Marlon Rivera, le cinéaste de <em>The Woman in the Septic Tank</em>, se moque de bien des aspects du cinéma philippin (le film indépendant entre autres) en faisant lui-même un film d’exploitation (ou plutôt plusieurs films d’exploitation enchâssés l’un dans l’autre). Même si c’est deux poids deux mesures pour une œuvre de Rivera (encore là, je vous réfère à <em>Mondomanila</em> pour l’opposé du spectre) et qui ne peut être ignoré<a href="file:///C:/Users/Ariel%20Esteban/Downloads/08%20-%20THE%20WOMAN%20IN%20%20A%20SEPTIC%20TANK%20(MN).docx#_ftn1">[1]</a>, la fibre comique brille à travers le personnage principal  (et arme secrète) de <em>The Woman in the Septic Tank</em>, Eugene Domingo. Suivant les performances de la vedette de télévision Cherry Pie Picache et la plantureuse Mercedes Cabral (jouant elles-mêmes), les réalisateurs choisissent Eugene Domingo, une légende connue pour son rôle dans la série <em>The Only Mother </em>(<em>Ang Tanging Ina</em>), qui se révèle être une grande comédienne n’ayant pas peur de l’autodérision. Même si elle apparaît tardivement dans le film, elle porte ce dernier sur ses épaules jusqu’à sa fin percutante.</p>
<p>Plus intéressant encore, cette comédie rappelle aisément d’autres films de métafiction des Philippines; elle est probablement mieux connue comme étant l’antithèse de <em>Kamera Obskura</em> (2012) de Raymond Red qui – comme les films de Guy Maddin, discutés à maintes reprises dans Spectacular Optical – recréé l’allure du cinéma philippin d’antan dans le but de rendre hommage à son héritage (et en même temps, d’inviter les gens à la comparer avec un récent film acclamé par la critique, <em>The Artist</em>). Alors que l’un est campé dans le passé et que l’autre cherche à subvertir le présent, les deux font l’étalage du cinéma philippin nouveau comme étant innovateur, et surtout, capable de prendre des risques.</p>
<p>(Ariel Esteban Cayer//Traduction: Mai Nhu Nguyen)</p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/womanintheseptictank.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8804" title="womanintheseptictank" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/womanintheseptictank.jpg" alt="" width="566" height="310" /></a></p>
<p><em>The Woman in the Septic Tank</em> est présenté le 8 août à 19 h 00 à la salle J.A. De Sève.</p>
<div>
<hr size="1" />
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<p><a href="file:///C:/Users/Ariel%20Esteban/Downloads/08%20-%20THE%20WOMAN%20IN%20%20A%20SEPTIC%20TANK%20(MN).docx#_ftnref1">[1]</a> Ce que le blogueur philippin de Lilok Pelikula a écrit est intéressant : « […] le film traite la pauvreté pornographique avec mépris, dénigrant sa signification en tant qu’écho sociopolitique de l’art et de la société contemporaine. Beaucoup de gens dédaignent la pauvreté pornographique comme si c’était une maladie et se donnent le droit d’exprimer leur supériorité envers elle, de se moquer de son existence et de souhaiter sa mort. La pauvreté est une essence, la pornographie est une forme et leur combinaison est un attribut du cinéma philippin qui ne peut être nié. Nous faisons des films sur la pauvreté parce que plus de la moitié de la population est pauvre. Mais <em>Septic Tank</em> ne s’y attarde pas. Il s’attarde sur les gens, les réalisateurs, les programmateurs des festivals, les publics locaux et internationaux qui encouragent la prolifération de ce type de films. <em>Septic Tank</em> révèle l’hypocrisie des cinéastes locaux et l’absurdité de leurs films. Mais au bout du compte, les gens derrière <em>Septic Tank</em> ne sont-ils pas également coupables de faire de l’argent avec l’ordure d’autrui? » [<a href="http://lilokpelikula.wordpress.com/?s=septic+tank&amp;searchbutton=go%21">1</a>]</p>
</div>
</div>
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		<title>THE CAT &amp; autres de films chats surnaturels</title>
		<link>http://www.spectacularoptical.ca/fr/2012/08/the-cat-autres-films-chats-surnaturels/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 04:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article @fr]]></category>

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		<description><![CDATA[La Corée du Sud apporte sa contribution à un long historique du cinéma d’horreur félin]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
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<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong></p>
<div id="attachment_4825" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/the-cat.jpg"><img class="size-full wp-image-4825" title="the cat" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/the-cat.jpg" alt="" width="564" height="805" /></a><p class="wp-caption-text">The Cat</p></div>
<p></strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p><em><strong>THE CAT &amp; autres films chats surnaturels</strong></em><br />
<em> </em><em> </em><em>La Corée du Sud apporte sa contribution à un long historique du cinéma d’horreur félin.</em><br />
Par Ariel Esteban Cayer<br />
(Traduction &amp; Adaptation: Ariel Esteban Cayer)</p>
<p>Il y a quelque chose à propos de l’ambivalence des chats qui en font de parfaits objets culturels. À plusieurs égards, ils sont le comble du mignon, majestueusement indépendants, beaucoup moins affectueux (ou plutôt, moins codépendants) que d’autres animaux de compagnie tels les chiens, tout en inspirant rien de moins que le respect et la révérence de plusieurs, sinon toutes, cultures. Les chats ont évolué auprès des humains depuis la nuit des temps et leur comportement et pensées indéchiffrables, à la fois familier et étrange, les ont amenés à représenter une panoplie de significations culturelles; une étrangeté qui, heureusement pour nous, amateurs des recoins sombres de la culture populaire, en est venue à être associée aux forces du mal. Bien sûr, nous aimons observer les chats et leurs actions ridicules (pour les non-initiés, je recommande de jeter un coup d’œil à la merveilleuse invention qu’est l’Internet), mais lorsqu’ils nous fixent à leur tour, les cartes tournent souvent en leur faveur. Le cinéma d’horreur, particulièrement le cinéma d’horreur asiatique et sa longue tradition folklorique de démons et fantômes animistes, a adopté ce potentiel horrifique avec ferveur, l’exploitant plusieurs fois dans le passé… comme le présent.</p>
<div id="attachment_4827" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/the-cat-2.png"><img class="size-full wp-image-4827" title="the cat 2" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/the-cat-2.png" alt="" width="564" height="313" /></a><p class="wp-caption-text">The Cat</p></div>
<p>L’année dernière, <em>The Cat, </em>film d’horreur de Byeon Seung-wook, sorti en période estivale sur les écrans de Corée du Sud, fut un véritable retour du cinéma K-horror, réussissant non seulement à ressusciter le sous-genre, mais aussi à adapter (et considérablement moderniser) la tradition japonaise du <em>bakeneko</em> (ou chat-garou) pour un public moderne sud-coréen. So-yeon, claustrophobe toiletteuse d’animaux (interprétée par l’actrice de télévision Park Min-young) est encore aux prises avec sa phobie lorsqu’elle commence à être victime de visions d’une petite fille mi-chat, mi-humaine (Kim Ye-ron). Lorsque les personnes autour d’elle commencent à mourir, victimes d’attaques animales, elle commence à assembler les pièces du puzzle – duquel le chat qu’elle vient d’adopter semble être la clef de voûte. Construit sur un sous-texte de cruauté animale, <em>The Cat </em>est une montagne russe que les spectateurs connecteront aisément à <em>Dark Water </em>(2002) d’Hideo Nakata et au classique <em>Kuroneko </em>(1968) de Kaneta Shindo. Prouvant que les archétypes du J-horror tournant autour de l’enfant-fantôme cherchant à se venger ne sont pas encore tout à fait morts et peuvent encore être exploités avec intelligence<em>, The Cat </em>va au-delà de toutes les copies de <em>Ringu</em> tentant de moderniser l’image de l’<em>onryo </em>(femme esprit vengeur) et remonte plutôt à un sous-genre de l’âge d’or du film surnaturel japonais, le <em>kaibyo eiga</em>, dédié entièrement aux chats fantômes, chat-garous et autres similairement vilains matous. Avant d’aborder l’historique élusif de ce sous-genre (dont la plupart des films ne sont pas disponibles aisément, et encore moins en Amérique du Nord), je tiens à préciser que parce que le K-horror est intrinsèquement lié aux films J-horror (de son nom à ses caractéristiques principales et, par extension, à ses origines folklorique), j’adresserai les deux cinémas ensemble, tel un tout lié dans un contexte où les fantômes vengeurs qu’ils mettent en scène opèrent sensiblement de la même façon. Avec ce détail clarifié, accrochez-vous, car on s’avance dans l’étrange monde du cinéma d’horreur asiatique félin…</p>
<div id="attachment_4828" class="wp-caption alignnone" style="width: 575px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/kuroneko.jpg"><img class="size-full wp-image-4828" title="kuroneko" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/kuroneko.jpg" alt="" width="565" height="254" /></a><p class="wp-caption-text">Kuroneko</p></div>
<p>Comme il est le cas de plusieurs histoires folkloriques et leurs adaptations cinématographiques, le film de « chat-garou » est basé sur le théâtre kabuki, spécifiquement sur la pièce <em>Hana Saga neko mata zoshi </em>(Le monstre chat du château Saga) détaillant la vraie exécution de deux amants par le seigneur Nashige Nabeshima (1538-1618) en 1590. Immensément populaire, cette pièce établit la structure narrative de base pour plusieurs films à suivre : à la suite d’avoir bu le sang de son maître injustement décédé, un chat loyal devient une créature de vengeance déterminée à venger ses torts et dont l’âme est reliée à celle de son maître. Afin de créer sa légende surnaturelle, Segawa Joko III s’inspira de la conquête du château de Saga par Nabeshima : à la suite d’une défaite aux échecs contre le jeune samurai Matahichiro Ryuzoji, Nabeshima tua son adversaire. Incapable de supporter l’humiliation encourue par la mort de son fils, la mère du jeune samurai se trancha la gorge et se vida de son sang…mais pas avant que son chat favori ne boive quelques lichées de son sang surnaturellement chargé de haine.</p>
<div id="attachment_4829" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/ghost-cat-nashima.png"><img class="size-full wp-image-4829" title="ghost cat nashima" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/ghost-cat-nashima.png" alt="" width="564" height="407" /></a><p class="wp-caption-text">Ghost Cat Of Nabeshima</p></div>
<p>Adapté d’innombrables fois – certains disent au-delà d’une centaine – le chat fantôme de Saga fit ses premiers pas à l’écran dans <strong><em>The Night Cherry Blossoms Saga<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a> </em></strong>en 1910, et poursuivi dans <strong><em>Ghost Cat of Nabeshima </em></strong>(1949) de Kunio Watanabe et <strong><em>Ghost of Saga Mansion </em></strong>de Ryohei Arai (1953), pour ne nommer que deux titres. Une autre variation narrative (que l’on retrouve intégrée dans les films J-horror, K-horror et aussi dans <em>The Cat, </em>peut-être de par sa simplicité) fut initiée par Kiyohiko Ushihara dans <strong><em>The Ghost Cat and the Mysterious Shamisen </em></strong>(1938), film dans lequel un luthier de shamisen (instrument à 3 cordes traditionnellement construit de peau de chat) est hanté par l’esprit du chat qu’il a tué. Historiquement important pour avoir lancé une série de films de chats-fantômes presque ininterrompue jusqu’à la moitié des années 50, le film d’Ushihara mit aussi en vedette l’actrice Sumiko Suzuki (1904-1985), la première femme à interpréter un esprit vengeur à l’écran. Suivant sa performance dans une adaptation Broadway de la même pièce, ses performances dans le genre (commençant par, vous l’aurez deviné <strong><em>The Legend of the Monster Cat of Saga </em></strong>en 1937 et se terminant par <strong><em>Ghost Cat of the Clockwork Ceiling </em></strong>de Kinnosuke Fukuda en 1958) furent une grande influence sur Takako Irie (1911-1995), considérée comme la reine du <em>kaibyo-eiga </em>qui reste néanmoins – et sans surprise – plus connue pour ses rôles dans deux films d’Akira Kurosawa : <em>The Most Beautiful </em>(1944) son seul projet de propagande et dans son chef-d’œuvre du cinéma de samurai <em>Sanjuro </em>(1963), auprès d’un Toshiro Mifune déchainé. Commençant sa carrière en 1927, elle obtint son premier rôle dans le précédemment mentionné <em>The Ghost of Saga Mansion </em>de Ryohei Arai (1953), tourné en même temps que <strong><em>Ghost of Arima Palace</em></strong><em>;<strong> </strong></em>deux films dans sa filmographie incroyablement productive comprenant plus de 160 titres, pour la plupart perdus.<strong><em> </em></strong></p>
<p>Détail intéressant : l’un de ses dernier rôles fut pour l’iconoclaste réalisateur Nobuhiko Obayashi (connu principalement pour son démentiel et absolument félin <strong><em>Hausu </em></strong>de 1977) dans son adaptation de 1983 du populaire roman <em>The Girl That Lept Through Time </em>(1967) de  Yasutaka Tsutsui. La plus fameuse des adaptations de ce roman à propos d’une jeune écolière ayant la capacité de voyager dans le temps devrait être familière au public de Fantasia car elle fut produite par le légendaire studio d’animé Madhouse en 2006 sous la direction de Mamoru Hosoda. Ceci dit…je m’éloigne de mon sujet.</p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/ukiyo-e.png"><img class="alignnone size-large wp-image-4830" title="ukiyo e" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/ukiyo-e-1024x509.png" alt="" width="564" height="280" /></a></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le seigneur Nabeshima Naoshige (1538-1618), gouverneur militaire (daimyo) de la province de Hizen menacé par le monster-chat de Saga, cherchant à venger la mort de , Ryuzoji Matahichiro et sa mère.” dans ce ukiyo-e (impression sur bloc de bois) de Yōshū Chikanobu (1880-09)</em></p>
<div id="attachment_4831" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/cat-the-cursed-wall.jpg"><img class="size-full wp-image-4831" title="cat the cursed wall" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/cat-the-cursed-wall.jpg" alt="" width="200" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">Ghost Cat Cursed Wall</p></div>
<p>Préfigurant les pièces, puits, réservoirs d’eau et murs scellés des films de Hideo Nakata (dont <em>The Cat </em>s’inspire clairement), <strong><em>Ghost Cat &amp; The Red Wall </em></strong>de Kazuo Mori (1938, mettant aussi en vedette Sumiko Suzuki) raconte l’histoire de Shino, une jolie femme revenant hanter ses agresseurs après avoir été tuée et emmurée avec son chat noir. Assassinée au court d’un procès complexe dans lequel elle est faussement accusée d’entretenir une relation illicite avec le servant d’un seigneur, <em>Ghost Cat &amp; The Red Wall </em>mélange drame judiciaire avec horreur surnaturelle, dans une adaptation d’un film perdu de 1918 et reporté à l’écran en 1958 par Kenji Misumi dans  <strong><em>The Ghost-Cat Cursed Wall </em></strong>(1958)<strong><em>, </em></strong>aussi connu sous le nom de <strong><em>Ghost-Cat Wall of Hatred</em></strong> (quelques fois abrégé simplement à <strong><em>Cursed Wall</em></strong>). Un autre artisan du <em>kaibyo </em>valant la peine d’être souligné est Bin Kado, qui dédia une grande partie des années 50 aux films de chats-fantômes, dont les plus facilement accessibles sont <strong><em>Ghost Cat of the Okazaki Upheaval</em></strong> aussi connu sous le nom de <strong><em>Terrible Ghost Cat of Okazaki </em></strong>(1954) ainsi que <strong><em>Ghost Cat of Ouma Crossing </em></strong>(1954) et <strong><em>Ghost-Cat of Gojusan-Tsugi</em></strong> (1956); des histoires similaires dont les personnages et lieux peuvent être facilement mélangés, nous montrant que les problèmes de répétition qui enragent nombreux fans d’horreur lorsque confrontés aux copies de J-horror, aux dérivés de « torture porn » ou aux suites de « slashers » sans imagination ne datent pas exactement d’hier…Si vous choisissez d’embarquer dans une quête du <em>kaibyo, </em>je vous recommande deux films stylisés et mémorables réalisés par deux maîtres du cinéma d’horreur et d’exploitation, c’est-à-dire Yoshihiro Ishikawa (du premier film de la série <em>Female Poisonous Seductres</em>) et Nobuo Nakagawa (<em>The Ghost Story of Yotsuya, Jigoku, </em>ainsi que le reste de la trilogie <em>Female Poisonous Seductress</em>) qui réalisèrent tous deux plusieurs films surnaturels, mais qui conclurent les années 50 avec <strong><em>The Ghost Cat of Otama Pond </em></strong>(1960) et <strong><em>Black Cat Mansion </em></strong>aussi connu sous le nom de <strong><em>Ghost Cat Mansion </em></strong>(1958).</p>
<div id="attachment_4832" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/ghost-cat-ouma-crossing.jpg"><img class="size-full wp-image-4832" title="ghost cat ouma crossing" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/ghost-cat-ouma-crossing.jpg" alt="" width="564" height="787" /></a><p class="wp-caption-text">Ghost Cat of Ouma Crossing</p></div>
<p>Ishikawa réalisa<strong><em> Bakeneko: A Vengeful Spirit </em></strong>en 1968, une belle année pour le sous-genre qui vit le cinéaste maître Kaneto Shindo réaliser Kuroneko, son propre classique produit<em> </em>à la suite du succès de <strong><em>Onibaba </em></strong>(1964; la même année que l’important <strong><em>Kwaidan </em></strong>de Masaki Kobayashi<strong>). </strong>Un film obsédant et innovateur créant un puissant dilemme moral autour de la trame narrative conventionnelle et la revigorant avec d’incroyables images, <em>Kuroneko</em> raconte l’histoire d’un jeune samurai nommé Gintoki (Kichiemon Nakamura) sommé de tuer deux chats-fantômes qui sont en fait sa femme et sa mère (Kiwako Taichi et une habituée de Kaneto Shindo, Nobuko Otowa), ce qui le propulse au milieu d’une odyssée ambigüe, entre statut social et amour, vie et mort – un dilemme des plus excellents au centre duquel les deux femmes-fantômes agissent comme juges, jury et exécutrice.</p>
<div id="attachment_4835" class="wp-caption alignright" style="width: 295px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/Kuroneko2.jpg"><img class="size-full wp-image-4835" title="Kuroneko2" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/Kuroneko2.jpg" alt="" width="285" height="417" /></a><p class="wp-caption-text">Kuroneko</p></div>
<p>À ce stade-ci, il est assez évident que je pourrais continuer de tracer (ou plutôt mentionner) les grandes lignes de ce sous-genre pendant très longtemps avant de toucher au cinéma coréen qui, après tout, fut l’initiateur de cet article. Plutôt tardives dans toute cette affaire, les apparitions de chats-fantômes dans le cinéma coréen sont plus rares, mais tout de même fascinantes : en 1970, le réalisateur prolifique Shin Sang-ok réalisa <strong><em>Ghost of Chosun </em></strong>a.k.a. <strong><em>Ghost Story of the Joseon Dynasty</em>, </strong>un drame d’époque dans lequel un couple tué revient hanter ses agresseurs, leurs âmes liées à celle de leur chat. Même si cela semble familier, ce film est reconnu pour être particulièrement efficace en tant que drame historique et quelque peu important en terme d’historique, car – tenez-vous bien – les deux fantômes habitent, tels Sadako, un puits à l’extérieur de la ville. Et si le nom de Shin Sang-ok vous titille les méninges, c’est qu’il s’agit du fameux réalisateur ayant été kidnappé par Kim Jong-il en 1978 et forcé, jusqu’à sa libération en 1986 à réaliser des films pour le cinéphile tordu et futur dictateur dans le cadre de son plan d’instaurer une industrie cinématographique en Corée du Nord; une union dont le fruit le plus connu est la copie de Godzilla nommé <em>Pulgasari</em>. À la fin des années 80, Shin demanda l’asile politique aux États-Unis et continua à réaliser des films, dont le discutable classique <strong><em>3 Ninjas Knuckle Up </em></strong>(1995) sous le nom rapidement démasqué de Simon S. Sheen…On n’y retrouve pas de chats, donc je m’éloigne encore une fois du sujet…</p>
<div id="attachment_4836" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/Ghosts_of_Chosun.jpg"><img class="size-full wp-image-4836" title="Ghosts_of_Chosun" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/Ghosts_of_Chosun.jpg" alt="" width="564" height="815" /></a><p class="wp-caption-text">Ghost of Chosun</p></div>
<div id="attachment_4838" class="wp-caption alignright" style="width: 185px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/remodeled-beauty.jpg"><img class="size-full wp-image-4838" title="remodeled-beauty" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/remodeled-beauty.jpg" alt="" width="175" height="250" /></a><p class="wp-caption-text">Remodeled Beauty</p></div>
<p>Du côté plus léger des choses, le rare <strong><em>Remodeled Beauty </em></strong>(1975) de Jang Il-ho raconte l’histoire de l’obstétricien Jeon Dong-kuk dont la femme accouche d’une enfant-chat (!). Il abandonne rapidement le chaton et la remplace par un vrai bébé humain – qu’il vole, j&#8217;assume, à l’hôpital. 19 ans plus tard, alors qu’il est en train de développer une nouvelle forme de chirurgie plastique, sa fille-chat biologique lui rend visite et, dans une tournure d’évènements inévitable, lui demande d’obtenir un nouveau visage. Il accepte, mais ce nouveau visage n’est pas sans prix : plus humain devient-elle, plus le visage de sa fille volée adopte des traits félins. Tel qu’anticipé, l’âme des deux jeunes femmes est reliée, dans ce qui semble être une superbe variation de l’horreur féline et une bouffée d’air frais loin des drames d’époque surnaturels qui abondent dans le genre.</p>
<div id="attachment_4837" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/remodeled-beauty-vhs.jpg"><img class="size-full wp-image-4837" title="remodeled beauty vhs" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/remodeled-beauty-vhs.jpg" alt="" width="564" height="396" /></a><p class="wp-caption-text">Remodeled Beauty VHS cover</p></div>
<p>Finalement, <strong><em>A Devilish Homicide</em></strong><em> </em>a.k.a. <strong><em>A Bloodthirsty Killer</em></strong><em> </em>(1965), considérablement moins dur à trouver, est un étrange et unique film qui rappellera les scénarios d’emmurement de Kazuo Mori et Kenji Misumi, tout en obéissant sa propre logique tordue. Première instance d’un chat-fantôme dans le cinéma sud-coréen, <em>A Devilish Homicide, </em>sous ce nom entièrement ennuyeux et la vraie –et dernière – perle de cette mini-rétrospective; unique, occasionnellement expressionniste et complètement délirant, il nous montre des esprits hanter des lieux déserts dès la première scène, ce qui établit considérablement le ton pour la tuerie féline qui suivra. Ae-ja, une jeune femme jadis tuée et emmurée avec son chat revient hanter son mari et sa famille avec ses habilités de vampires (pensez à chat plutôt qu’à une chauve-souris) et les choses ne deviennent que plus étrange dans cette glorieuse série B qui vaut résolument le détour, ne serait-ce que pour observer le type de film que la Corée du Sud, maintenant reconnue comme une majeure productrice de films d’horreur hauts de gamme et intelligents, produisait à l’époque.</p>
<div id="attachment_4839" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/a-devilish-homicide.jpg"><img class="size-full wp-image-4839" title="a devilish homicide" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/04/a-devilish-homicide.jpg" alt="" width="564" height="804" /></a><p class="wp-caption-text">A Devilish Homicide</p></div>
<p>Malgré ces quelques titres coréens, il est clair que <em>The Cat </em>de Byeon Seung-wook s’inscrit dans une longue tradition de chats fantômes et esprits vengeurs dans le cinéma asiatique, exploitant plusieurs traits des films japonais et coréens de la dernière décennie (la jeune fille rappelant Toshio dans <em>Ju-on</em>; les espaces scellés, une structure investigatrice) tout en y ajoutant la tournure du <em>kaibyo eiga</em>. De plus, le film explore des inquiétudes réelles entourant la cruauté animale, mise en contraste avec un souci tout aussi inquiétant d’embellir son animal de compagnie. C’est un film qui captivera (et peut-être choquera) les amoureux d’animaux (les scènes de cruauté animale étant si bien réussie qu’elles en deviennent parfois dures à regarder), tout en gardant un agenda de vengeance particulièrement satisfaisant. Restez à l’écoute pour plus de détail sur la première nord-américaine de <em>The Cat, </em>mais en attendant, n’hésitez pas à dénicher certain des films abordés ci-haut… vous penserez deux fois avant de flatter votre chat une prochaine fois…</p>
<div>
<hr size="1" />
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<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> N. d .T. Afin éviter la confusion lors de recherches, je garderai le nom de ces films dans leur deuxième titre le plus commun et aisément identifiable, soit en anglais.</p>
</div>
</div>
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		<title>“I’M A DANGER TO ME”</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Aug 2012 04:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>

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		<description><![CDATA[Le réalisateur Amiel Courtin-Wilson discute de son premier film narratif à couper le souffle HAIL]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/hail_cover-6441d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8585" title="hail_cover-6441d" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/hail_cover-6441d.jpg" alt="" width="564" height="376" /></a></strong></p>
<p><strong> </strong><strong>“I’M A DANGER TO ME”<br />
Le réalisateur Amiel Courtin-Wilson discute de son premier film narratif à couper le souffle HAIL<br />
</strong>Kier-La Janisse<br />
<em>(Traduit par Emilie Christiansen)</em></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<div id="attachment_8586" class="wp-caption alignright" style="width: 279px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Amiel-Courtin-Wilson.jpg"><img class="size-medium wp-image-8586" title="Amiel-Courtin-Wilson" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Amiel-Courtin-Wilson-300x201.jpg" alt="" width="269" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Amiel Courtin-Wilson</p></div>
<p><strong> </strong>HAIL de Amiel Courtin-Wilson est le clou du festival pour moi. Bien qu’il soit difficile de classifier ce film dans un type de catégorie de genre, ce docu-fiction à propos des conséquences de la sortie de prison d’un forçat et sa réunion avec sa bien-aimée est tout aussi touchant qu’effrayant. La formation de Wilson en cinéma documentaire est perceptible à travers l’intensité des moments domestiques et de son habileté à capturer les explosions très réelles du protagoniste et co-scénariste Daniel P. Jones découlant de sentiments accablants de perte et de confusion. Wilson a pris le temps de s’entretenir avec Spectacular Optical à propos de la genèse du film et des façons que les faits et la fiction se croisent dans ses oeuvres.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
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<p><em></p>
<div id="attachment_8587" class="wp-caption alignright" style="width: 281px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/wild-hunt.jpg"><img class="size-medium wp-image-8587" title="wild hunt" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/wild-hunt-300x203.jpg" alt="" width="271" height="183" /></a><p class="wp-caption-text">The Wild Hunt (1872) by Peter Nicolai Arbo</p></div>
<p></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Vous débutez le film avec une image de la peinture Odin’s Wild Hunt par Arbo. Quelle est la signification de ceci? Est-ce parce que la vision du Wild Hunt devait supposer la préface d’une catastrophe à venir?</em></p>
<p>Oui, la peinture du Wild Hunt était quelque chose que j’ai découvert alors que je terminais le processus d’écriture et il m’a fournit un sens parfait de l’ampleur de présage et de romance à l’histoire – elle reflète également la façon dont Danny a toujours l’impression qu’une menace d’une force malveillante plane au-dessus de lui – prêt à l’arracher de son existence quotidienne et le pousser dans le chaos total.</p>
<p><em>Vous et votre star Daniel P. Jones vous êtes rencontrés dans un programme de théâtre pour des ex- détenus de prison réhabilités. Comment cela s’est-il développé en une collaboration à plus long terme?</em></p>
<p>Oui, j’ai rencontré Danny, l’acteur principal, il y a environ huit ans dans une troupe de théâtre composée d’ex-détenus de prison. Je faisais un documentaire à propos de ce groupe à Melbourne et nous filmions depuis environ six mois. Un jour, je me suis présenté à l’une de leurs répétitions et j’ai vu ce gars qui se tenait à l’extérieur de la salle de répétition, puis je me suis approché pour me présenter. Il s’est retourné et je pense que je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec un regard aussi intense que celui de Danny à cet instant où je l’ai rencontré. Il était sorti de prison depuis environ 18 heures à ce moment là.</p>
<p>Dan s’est joint à la troupe de théâtre et sa performance était bien au-delà de tous les autres membres. Il y a cette qualité perceptive et hyper-vigilante chez Dan que l’on ressent en tant qu’être humain lorsque l’on interagit avec lui, alors il y a cette étonnante immédiateté à ses performances. Vous vous retrouvez inévitablement en son sillage, car il possède une telle présence.</p>
<p>Ce n’est qu’après que Dan ait appris de deux décès dans sa famille que j’ai fini par aller vivre avec lui au cours de cette période de sa vie et que nous sommes devenus des amis très proches.</p>
<div id="attachment_8588" class="wp-caption alignnone" style="width: 574px"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/danny.jpg"><img class="size-full wp-image-8588" title="danny" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/danny.jpg" alt="" width="564" height="377" /></a><p class="wp-caption-text">Daniel P. Jones</p></div>
<p><em>Quelle pourcentage de </em>Hail<em> a été scénarisé?</em></p>
<p>Hail a obtenu son financement avec une répartition de vingt pages d’une scène écrite sous forme de prose. Ceci a ensuite été construit en un document plus substantiel en utilisant des transcriptions de notre casting et de notre processus de répétition intensif de trois mois jusqu’au tournage. Je me suis également inspiré d’un fichier comportant plusieurs centaines de pages de transcriptions d’entrevues avec Daniel que j’ai mené au cours d’une période de cinq années.</p>
<p>Chaque scène était répétée de manière extrêmement rigoureuse et les scènes étaient conçues de façon qu’elles pouvaient être réduites ou agrandies selon la dynamique des autres non-acteurs du tournage.</p>
<p>Où voyez-vous le croisement de la vérité et de la fiction dans cette histoire?</p>
<p>Pour répondre simplement, je veux que les spectateurs regardent ce film en tant que fiction plutôt que comme une oeuvre hybride de drame et de documentaire. Je ne suis pas intéressé à ce type de distinctions, puisque cela peut souvent amener de l’attention excessive au processus entourant une histoire simple.</p>
<p>Ceci étant dit, je crois qu’il y a une vérité émotionnelle au parcours de vengeance de Daniel dans le film et que malgré la présence de violence, je peux remarquer une grande fidélité à la capacité de colère de Daniel. En même temps, le personnage interprété par Daniel est en écart complet avec ses propres actions spécifiques et ce fut un processus extrêmement difficile de lâcher prise à mon désir de capturer Daniel, l’homme avec lequel je suis ami, et lui permettre de s’épanouir en tant que personnage dans le contexte du film. Mis à part quelques personnages dans la seconde moitié du film, Danny est un ancien ami de presque toutes les personnes à l’écran, alors l’intimité et le magnifique langage de familiarité dans le film s’égare presque dans le documentaire observationnel- même si les scénarios qu’interprètent ses amis sont de la fiction.</p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/hail-daniel.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8589" title="hail daniel" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/hail-daniel.jpg" alt="" width="564" height="379" /></a></p>
<p><em>C’est tout une chance, car le film n’aurait pas fonctionné aussi bien si Leanne n’avait pas également été capable d’une performance aussi brillante. Cependant, les deux acteurs ensemble sont simplement incroyables. Leur relation semble si solide, mais aussi si fragile, à cause des facteurs externes qui s’imposent sur leur existence et font ressortir le pire en chacun d’eux. Est-ce que ce sont des choses avec lesquelles ils se débattent dans leur véritable relation, cette tendance au sabotage?</em></p>
<p>Je pense que cet aspect de la relation entre Danny et Leanne est certainement présent dans leurs véritables vies, mais ce qui était magnifique à observer était le caractère thérapeutique de recréer ces moments pour le film. Danny et Leanne ont tous les deux mentionné à quel point ils sont devenus plus proches depuis le tournage du film.</p>
<p><em>Puisque l’histoire et les personnages sont inspirés si étroitement de la vraie vie de Danny, avez-vous eu un sentiment sinistre de créer un futur fictif pour Danny, surtout un futur qui est si sombre?</em></p>
<p>Il y avait un réel problème durant le montage de <em>Hail</em> qui est apparu autour de l’idée d’une fidélité à la véritable personnalité de Danny et jusqu’à quel point je pouvais m’en détacher. Encore une fois, provenant d’une formation en cinéma documentaire, il était difficile d’arrêter d’essayer d’englober toutes les contradictions innées du personnage de Dan – surtout en ce qui à trait à son incroyable intelligence et son humour – la plupart devant être coupé pour aider l’arc narratif du film. Une fois que le monteur Peter et moi avons laissé de côté cette notion, il est devenu beaucoup plus facile de pousser le film vers un domaine beaucoup plus viscéral et punitif émotionnellement. Danny avait une confiance totale envers le processus et je suis extrêmement reconnaissant pour cette allocation d’une licence créative – d’où la mention à la fin du film « Based on the life and stories of Daniel P. Jones » (Inspiré de la vie et des histoires de Daniel P. Jones), ce qui a permis la présence d’une certaine ambiguïté au sein d’un contenu autrement biographique.</p>
<p><em>Danny et Jack Charles – l’acteur/cambrioleur/sans abris aborigène qui était l’objet de votre précédent documentaire </em>Bastardy<em> – ont tous les deux vécu avec vous à un moment durant le tournage. Qu’est-ce qui vous fait franchir la ligne entre le biographe et l’ami, puis comment croyez-vous que cela influence votre travail?</em></p>
<p>Je fais des films pour être empli d’humilité face à l’immensité des autres – pour explorer la signification d’être en vie – pour tracer le gouffre entre les gens, ainsi que les choses qui nous unissent et nous éveillent.</p>
<p>Pour ce qui est de mon amitié avec Danny et Jack, cela faisait simplement du sens de devenir très près de ces deux personnes, puisque je les aime tous les deux en tant qu’êtres humains. Il y avait un moment précis où l’amitié a pris le dessus sur les films et d’une certaine façon ce fut une grande libération, puisque cela m’a offert une liberté d’essayer d’autres choses sous les auspices de relations très, très étroites. Les deux films sont des lettres d’amour à leurs sujets et j’espère que cette intimité se manifeste dans l’oeuvre d’une certaine façon.</p>
<p><em>Danny et Jack ont été éduqué de manière similaire, vivant dans des maisons d’accueil, oeuvrant dans le monde criminel – que voyez-vous comme différence majeure entre les deux qui vous a incité à immortaliser ces deux personnes sur film?</em></p>
<p>Jack Charles et Danny ont tous les deux des relations particulières à leur vie criminelle, mais je vois actuellement davantage de similitudes que de différences entre les deux hommes. À la fois Jack et Danny sont des artistes très sensibles avec une compassion remarquable et une vision nuancée du monde. Puis, bien que Jack ait découvert le jeu d’acteur à un très jeune âge, Danny a toujours eu l’interprète changeant en lui – ce n’est que ce talent a été développé plus tard dans sa présente carrière d’acteur.</p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/hail-cap.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8590" title="hail cap" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/hail-cap.jpg" alt="" width="564" height="289" /></a><br />
<em> </em></p>
<p><em>Comment a-t-il été décidé que </em>Hail<em> serait un long métrage dramatique plutôt qu’un documentaire?</em></p>
<p>Je savais que je voulais faire un film à propos de Danny dès que je l’ai rencontré, mais ce n’est qu’après être devenu très près de Danny et de sa blonde Leanne au cours d’une période couvrant plusieurs année et de constamment entendre d’incroyables histoires de chacun d’entre eux à propos de leurs exploits criminels, que j’ai décidé de faire un long métrage plutôt qu’un documentaire. J’ai écrit une adaptation inspirée des cinq années de leur vie ensemble et je leur ai donné les rôles principaux dans un long métrage dramatique où ils interprètent leur propre rôle dans le contexte d’un drame narratif. J’ai été profondément inspiré par l’amour qu’ils ressentent l’un pour l’autre et je voulais juxtaposer ce qui aurait pu être qu’un simple drame de cuisine à propos des détails de leurs vies de tous les jours après la sortie de prison, avec quelque chose qui était d’un ton presque lyrique – quelque chose de mythique, romantique et très impressionniste. En termes stylistiques, <em>Hail</em> provient d’un triumvirat d’influences – des documentaires, des films expérimentaux de cinéastes comme Stan Brakhage, et le genre des films policier de vengeance – surtout des oeuvres comme <em>Thief</em> de Michael Mann. Une autre énorme influence, qui serait à l’aise à Fantasia, est le film <em>Maniac</em> de William Lustig que j’adore complètement. J’ai toujours été fasciné par l’abandon d’un genre stylistique et les films d’exploitation et l’énergie qui se manifeste par ce type de processus de production cinématographique.</p>
<p><em>Parlez-moi de la sélection de la musique pour le film – il est ponctué de plusieurs magnifiques chansons qui sont souvent en contraste avec ce qui se déroule à l’écran – spécifiquement, le chaos et la violence sont souvent mis en sourdine par une musique très sereine en comparaison.</em></p>
<p>La musique est souvent une source d’inspiration pour des séquences entières de mes oeuvres et j’étais ravi d’être capable d’inclure une telle gamme de musique d’artistes expérimentaux comme Moondog, Exuma, Terry Riley, Rhys Chatham et The Boxtops. La bande sonore originale a été composée par Steve Benwell, un collaborateur de longue date avec qui j’ai maintenant travaillé sur quatre films. Steve est un musicien remarquable et son esthétique ambiante et texturée lo-fi possède les qualités sonores d’intimité parfaites pour se mélanger avec le monde de Danny et Leanne.</p>
<p><em>Le plan du film la plus mentionné est probablement celle du cheval tombant du ciel. Comment l’avez-vous filmé?</em></p>
<p>J’ai discuté de ce plan pour très longtemps avec mon producteur Michael Cody et c’est un témoignage de sa ténacité et de son entrain que nous avons réussi à accomplir ce plan comme je l’avais espéré. Comme je provenais d’une formation documentaire, je n’avais pas beaucoup travaillé en studio ou avec des effets visuels. Il était complètement logique que si je voulais un plan d’un cheval tombant à travers le ciel, alors nous devrions en lancer un d’un avion. Michael a fait des recherches sur les possibilités de filmer ce plan pour plusieurs mois, incluant des options de tournage au Cambodge, au Mexique, aux États-Unis, en Thaïlande, et finalement en Australie. Après avoir exploré l’idée de laisser tomber des chevaux, des poneys et même d’autres types d’animaux, nous avons finalement trouver une petite compagnie australienne qui étaient disposée à laisser tomber un cheval mort d’une hauteur de 12,000 pieds en hélicoptère. Un directeur de cinématographie parachutiste avec une caméra 16mm attachée à son casque est également tombé à travers le ciel – poursuivant le cadavre du cheval se débattant éperdument dans le vent.</p>
<p>Ce fut l’un des plus incroyables spectacles de ma vie et bien qu’il ne dure que 16 secondes dans le film, je suis extrêmement heureux que nous ayons réussi à véritablement le faire.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p><em>HAIL est présenté en première canadienne le 5 août à 22h00 et sera présenté à nouveau le 8 août à 13h00 à la Salle JA DeSève. Plus d’information sur la page du film <a href="http://fantasiafestival.com/2012/fr/films-et-horaire/250/hail">ICI.</a></em></p>
<p><object width="560" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/p9SWEwIb-h8?version=3&amp;hl=en_US" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/v/p9SWEwIb-h8?version=3&amp;hl=en_US" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>SILENCED</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Aug 2012 08:06:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article @fr]]></category>

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		<description><![CDATA[Le drame de Hwang Dong-hyuk rapporte une tragique histoire de pensionnats]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Silenced.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-8769" title="Silenced" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/Silenced-723x1024.jpg" alt="" width="564" height="798" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>SILENCED<br />
</strong>Le drame de Hwang Dong-hyuk rapporte une tragique histoire de pensionnats</p>
<p>Kier-La Janisse<br />
<em>(Traduit par Guillaume Archambault)</em></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>Basé sur des évènements survenus en 2005 dans une école pour malentendants dans la ville de Gwangju en Corée du Sud, le film SILENCED de Hwang Dong-hyuk, ayant remporté plusieurs prix, sait à la fois être un bon film d’action et critiquer le comportement inadmissible de la bureaucratie corrompue.</p>
<p>Kang In-ho sera bientôt professeur à l’Académie Ja-ae, une institution renommée. Mais dès sa première journée, il remarque des bleus sur le corps d’une enfant et entend des cris au courant de la nuit. Lorsqu’il mentionne à ses collègues que quelque chose n’a pas l’air d’aller, on tente de lui rappeler que « Ces enfants ne sont pas normaux » et que naturellement « une déficience physique mène à une déficience mentale. »</p>
<p>La bonne humeur du personnel persiste malgré l’allure affectée des étudiants. Les collègues de In-ho le rassurent en niant toute anormalité; même lorsqu’un professeur tabassera un élève, personne ne s’y opposera. Il creusera un peu plus pour découvrir que non seulement les enfants se font brutaliser mais certains se font même abuser sexuellement. Les professeurs tenteront d’abord de bien paraître, mais ils finiront par s’en prendre à lui. Leur message est clair : il doit se conformer ou s’en aller. Leur corruption – qui s’étend à l’extérieur de l’école – est spectaculaire. Le système sophistiqué auquel In-ho fait face porte atteintes aux droits de la personne de tellement de façons différentes qu’il ne sait pas par où commencer.</p>
<p>Évidemment, comme au Québec nous avons connus les Orphelins de Duplessis – sans mentionner toutes les histoires de pensionnat que nous avons aussi entendues – l’atmosphère de <em>Silenced</em> est familière. Lors du règne du premier ministre Maurice Duplessis (1936-1959), qu’on appelle « la Grande Noirceur », la province était réglementée par un catholicisme austère qui enlevait les enfants de couples non mariés – quand on ne les abandonnait pas tout simplement à cause des pressions sociales – pour les placer en orphelinat. Au cours de ces trois décennies, on estime à 20 000 le nombre d’orphelins ayant vécu en pensionnat catholique. Puisqu’il était trop difficile de financer ces écoles à partir du fonds provincial, Duplessis décida de les déclarer faussement institutions psychiatriques, ce qui lui permettrait de recevoir l’argent du fédéral.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/duplessisorphans.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8770" title="duplessisorphans" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/duplessisorphans.jpg" alt="" width="564" height="378" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À cette époque-là, il était possible de faire n’importe quoi à un patient atteint de déficience mentale. Une fois déclarés de la sorte, les « Orphelins de Duplessis » – connus sous cette appellation un peu plus tard – ont été victimes de lobotomies, d’électrochocs, de travaux forcés et d’abus sexuels. Ceux qui ne survivaient pas aux expériences médicales se faisaient enterrer sous des tombes sans mention de leur nom et leur fiche médicale les déclarait « perdus ». Tout comme les pensionnats autochtones et les victimes des lavages de cerveaux de l’Institut Allan Mémorial de Montréal, les survivants de ce régime oppressif tentent toujours aujourd’hui d’obtenir justice pour ces crimes gouvernementaux commis à leur égard.</p>
<p>Comme cette véritable tragédie, l’histoire au cœur de <em>Silenced</em> n’avait toujours pas été pleinement abordée. La sortie du film en 2011 a tout de même provoqué une vague d’indignation publique, ce qui a conduit à la réouverture de l’enquête sur cette affaire et à l’adoption de la Loi Dogani pour abolir le statut de limitation des crimes sexuels sur mineurs et personnes handicapées. L’école était toujours ouverte jusqu’en novembre l’année dernière mais fut fermée suite aux controverses causées par le film.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><em>SILENCED sera présenté en première québécoise le 7 août à 21 h 55 dans la salle J.-A. DeSève. Pour plus de renseignements, visitez la page du film en cliquant <a href="http://www.fantasiafestival.com/2012/fr/films-et-horaire/293/silenced">ICI.</a></em></p>
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		<title>PARANORMAN</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Aug 2012 08:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article @fr]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment l’animation image par image à évolué dans le temps et permit au studio Laika de subsister de cet art]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/ParaNorman-auto.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8703" title="ParaNorman auto" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/ParaNorman-auto.jpg" alt="" width="564" height="344" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PARANORMAN<br />
Comment l’animation image par image à évolué dans le temps et permit au studio Laika de subsister de cet art.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Par Marybel Gervais</p>
<p style="text-align: justify;">L’animation image par image n’est pas souvent utilisé dans les films à gros budget, non pas parce qu’elle est inefficace, mais plutôt parce qu’elle est extrêmement complexe, demande une expertise rarissime et qu’elle demande un laps beaucoup plus long pour ses créations. Lorsque tous ces éléments sont rassemblés, nous assistons à une expérience cinématographique grandiose. Une autre des multiples facettes du septième art. La compagnie de productions Laika (<em>Coraline</em>, Henry Selick, 2009) a sorti les as de son jeu en nous apportant sur grand écran ParaNorman. Un film qui démontre que ce studio s’est définitivement forgé une place au sommet de cet art. On peut y entendre les voix de Casey Affleck, John Goodman et Jeff Garlin.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/ParaNorman-stop-motion.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8696" title="ParaNorman stop-motion" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/ParaNorman-stop-motion.jpg" alt="" width="564" height="376" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ParaNorman</em> est à la fine pointe de la technologie de l’animation image par image. Grâce aux prouesses informatiques, il est possible de calculer l’emplacement exact de la scène et de l’action qui y figure à l’image près. Des engins informatisés (issus de technologies spatiales) déplacent, millimètre par millimètre, les objets en questions aux besoins. Les mouvements qui en découlent bénéficient d’une plus grande fluidité. On mélange parcimonieusement l’animation 3D afin d’illustrer plus aisément certains aspects surnaturels puisqu’ils sont difficiles à concevoir par « Stop-motion ». Chris Butler et Sam Fell (les réalisateurs) ont veillé à ce que l’unité des deux domaines spécifiques s’harmonise parfaitement. Ils nous racontent l’histoire de Norman Babcock (la voix Kodi Smith-McPhee), un garçon solitaire dû à sa capacité de converser avec les morts. Lorsque sa ville, sous l’emprise d’une malédiction, devient peuplée de zombies, fantômes et autres entités, il est le seul à pouvoir libérer son entourage.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/King-Kong.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8711" title="King Kong" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/King-Kong.jpg" alt="" width="564" height="376" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d’en arriver à cet ingénieux mélange d’informatique et d’animation manuelle, cet art a vu sa technique évoluer et se raffiner. Le premier film pouvant se qualifier d’animation image par image est <em>The Humpty Dumpty Circus</em> (1897) d’Albert E. Smith et J. Stuart Blackton où des jouets de cirque prenaient vie. Parmi les vétérans, on retrouve, entre autres, Georges Méliès, Wladyslaw Starewicz et Helena Smith Dayton (la première femme animatrice). Les deux longs-métrages de Willis O’Brien (<em>Lost World</em> en 1925 et <em>King Kong</em> en 1933) propulsèrent le phénomène artistique à l’échelle mondiale. Ils déterminèrent la vocation d&#8217;un des plus grands animateurs, Ray Harryhausen (ayant reçu le prix de carrière honorifique de Fantasia). Il nous donna, entre autres, les trois <em>Sinbad</em>, <em>Jason and the Argonauts </em>(1963) et <em>Clash of the Titans</em> (1981). Une perte d’intérêts s’est observée brièvement dans les années cinquante, mais il est revenu en force pendant l’époque psychédélique des 70’ s (l’Oscarisé <em>Close Monday </em>de Will Vinton). Au Canada, Norman McLaren au sein de l’ONF affine les procédés de l’animation. Dans les années 80, on observe une frénésie due à l’explosion du genre science-fiction. De nombreuses productions renommées ont employé des séquences de « stop-motion » comme la trilogie <em>Star Wars</em>, <em>RoboCop</em> et <em>Terminator</em>. Dans les deux dernières décennies, l’alliance Henry Selick et Tim Burton crée deux bijoux pour l’enfant qui se cache en nous, <em>Nightmare Before Christman</em> (1993) et <em>Corpse Bride</em> (2005).  Au Québec, il existe un festival célébrant l&#8217;animation image par image qui en est à sa quatrième édition, le <a href="http://www.stopmotionmontreal.com/accueil/">FFSMM</a> (Festival de Films de Stop-Motion de Montréal). Ce dernier a déjà eu des invités connus comme Barry Purves (de la série télévisée des années 80, <em>The Wind in the Willows</em>).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/ParaNorman-Zombies.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8695" title="ParaNorman Zombies" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/ParaNorman-Zombies.jpg" alt="" width="564" height="301" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Selick, comme mentionné plus haut, a supervisé pendant quelques années les productions chez Laika. Créée en 2005, la compagnie comportait originalement deux divisions soit une pour la conception publicitaire et les vidéoclips et l’autre pour les oeuvres filmiques. Plus le temps avance et plus ils investissent leurs énergies dans l’animation image par image délaissant le CGI, le 2D et le 3D. Leur réputation est désormais mondiale et <em>ParaNorman</em> vous prouvera pourquoi il en est ainsi.</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/1NbtltCSpcU?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">________________</p>
<p style="text-align: justify;"><em>PARANORMAN aura sa première canadienne le 7 août à 19h00 dans le théâtre Concordia Hall en présence du PDG de Laika, Travis Knight, du réalisateur-scénariste Chris Butler et du réalisateur Sam Fell. Plus d’information sur ce film <a href="http://www.fantasiafest.com/2012/fr/films-et-horaire/295/paranorman">ICI</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>THE SORCERER AND THE WHITE SNAKE</title>
		<link>http://www.spectacularoptical.ca/fr/2012/08/the-sorcerer-and-the-white-snake-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Aug 2012 07:47:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kier-la</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article @fr]]></category>

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		<description><![CDATA[Une légende chinoise prend vie grâce au réalisateur Ching Siu-tung]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-combat.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-8742" title="The Sorcerer and the White Snake combat" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-combat.jpg" alt="" width="564" height="318" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>THE SORCERER AND THE WHITE SNAKE<br />
Une légende chinoise prend vie grâce au réalisateur Ching Siu-tung</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Par Marybel Gervais</p>
<p style="text-align: justify;">Le folklore chinois est d’une richesse incommensurable. Les récits de bêtes fantastiques, de démons cruels et de héros téméraires y pullulent. Parmi ce bassin mythique, on retrouve la légende populaire du serpent blanc (aussi appelé Madame White Snake). Ching Siu-tung (<em>Histoire de fantômes chinois I, II </em>et<em> III</em>) a puisé dans ce récit l’énergie vitale pour concevoir son nouveau film <em>The Sorcerer and the White Snake</em>. Un drame fantastique aux saveurs romantiques doublé d&#8217;héroïsme inattendu et de combat d’arts martiaux. Les acteurs qui y figurent comprennent Jet Li dans le rôle du moine Fahai, Shengyi Huang dans celui du serpent blanc tandis que Raymond Lam y incarne l’herboriste Xu Xian. Leurs performances ont permis au conte du serpent blanc d’être relaté une fois de plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-les-soeurs-serpents.jpg"><img class="size-full wp-image-8739 alignnone" title="The Sorcerer and the White Snake les soeurs serpents" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-les-soeurs-serpents.jpg" alt="" width="564" height="346" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-amoureux.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-8741" style="margin: 10px;" title="The Sorcerer and the White Snake amoureux" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-amoureux.jpg" alt="" width="188" height="232" /></a>Comme plusieurs autres légendes, ce récit fut initialement propagé par la tradition orale. Les premiers écrits concernant le serpent blanc datent de la dynastie Ming (1368 à 1644) dont <em>The White Maiden Locked for Eternity in the Leifeng Pagoda </em>de Feng Menglong. Étant donné sa source, les variantes dans cette histoire sont nombreuses. Ce qui suit est la forme plus répandue. Le serpent blanc et sa soeur le serpent vert s’incarnent sous les traits de deux magnifiques femmes. La première comme une riche héritière et la deuxième comme sa servante. Sous cette apparence, le serpent blanc et un herboriste de renom tombent follement amoureux puis se marient. L&#8217;identité de la belle sera dévoilée à son époux par un moine. Sous l’influence de ce dernier, l’herboriste l’aidera à enfermer le serpent blanc sous une pagode afin d’empêcher le démon de nuire à la race humaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-Moine.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8738" style="margin: 10px;" title="The Sorcerer and the White Snake Moine" src="http://www.spectacularoptical.ca/wp-content/uploads/2012/08/The-Sorcerer-and-the-White-Snake-Moine.jpg" alt="" width="188" height="218" /></a>Associée au bouddhisme, la légende a voyagé avec la religion et s’est transmise entre autres, en Corée et au Japon. Un dessin animé japonais <em>Le Serpent blanc</em> (Taiji Yabushita, 1958) fut d’ailleurs créé par le grand studio Toei Animation (il est le premier film d’animation en couleurs de ce pays). Comme la plupart des contes populaires, ce récit fut adapté et transposé dans différentes branches artistiques. Les gravures, dessins et peintures mettant en scène divers passages de cette histoire sont courants. Plusieurs opéras la présentèrent, dont l’opéra de Pékin reconnu pour son mélange de chant, de comédie, d’acrobaties, de musique et de costumes chatoyants. De plus, on vit l’adaptation en comédies musicales et au théâtre. Dans les années 70, une troupe de danseurs modernes du Cloud Gate Dance Theater interprétèrent <em>Madame White Snake</em>. De nombreuses séries télévisées s’inspirèrent de la légende. Le cinéma comporte aussi son lot d’adaptations, dont le film sud-coréen <em>Baeksa buin</em> (Sang-ok Shin, 1960).</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la version cinématographique de Ching Siu-tung, <em>The Sorcerer and the White Snake,</em> présentée à Fantasia cette année, elle reste fidèle aux premiers écrits, mais rajoute plusieurs scènes d’action comportant de l’animation générée par ordinateur (CGI). Les spectaculaires combats d’arts martiaux tenus par Jet Li gardent le spectateur en haleine. Grâce à l’art moderne qu’est le cinéma soutenu d’animation, nous pouvons raconter les plus vieilles des légendes et les communiquer au monde entier dans un langage offrant des possibilités infinies.</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/eova0lSmxGw?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">_______</p>
<p style="text-align: justify;"><em>THE SORCERER AND THE WHITE SNAKE sera présenté en première canadienne le 5 août à 12h50 puis jouera de nouveau le 7 août à 16h00. Les deux représentations se tiendront dans le Théâtre Concordia Hall. Plus d’informations sur ce film <a href="http://www.fantasiafest.com/2012/fr/films-et-horaire/51/the-sorcerer-and-the-white-snake">ICI</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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