LOVE IN THE BUFF
LOVE IN THE BUFF DE PANG HO-CHEUNG
Par Marybel Gervais
En 2010, le premier volet de cette suite, Love in a Puff (aussi réalisé par Pang Ho-cheung), faisait sa sortie à Hong Kong. Au départ, il fit peu de vagues puisqu’il était coté catégorie III. Plusieurs critiques de cinéma (chapeauté par Perry Lam du magazine Muse) firent mousser la notoriété de l’oeuvre en insistant sur le fait que peu de films démontraient une réalité si juste des jeunes adultes de Hong Kong. Chaque pays contient son lot de long-métrages tentant d’exposer fidèlement la vie des jeunes locaux. Une thématique qui s’est vue sous différentes lentilles. Ces films contiennent souvent un amalgame d’histoires concernant les débuts sur le marché du travail, les aléas universitaires, la prise de conscience de nouvelles libertés/responsabilités et l’expansion de la vie sociale. Majoritairement, on greffe au récit une idylle naissante en lien avec un ou plusieurs des contextes énumérés ci-haut.
Au Québec, même si ce n’est pas un film récent, je pense qu’une des oeuvres les plus connectés à la réalité de l’arrivée dans le monde adulte est Le chat dans le sac (1964) de Gilles Groulx. Il souhaitait y illustrer la maturité politique des jeunes Québécois des années soixante. Dans la même thématique, mais dans une réalité complètement différente, il y a Cidade de Deus (La cité de Dieu, 2002) de Fernando Meirelles. Situé dans un quartier pauvre de Rio de Janeiro, ce film raconte comment Buscapé, surnommé Rocket, réussit à sortir de son patelin natal où les jeunes n’ont pas d’autre choix que de faire partie d’un gang et de commettent des crimes d’une extrême violence. Son rêve de devenir photographe ainsi que la détermination dont il fait preuve l’aideront à fuir sa destiné. Tristement, il deviendra le témoin de la déchéance de ses amis d’enfance. Les acteurs de Cidade de Deus furent tous engagés dans des favelas (taudis) et plusieurs d’entre eux, dont l’interprète de Buscapé, habitaient dans la Cité de Dieu. Le réalisateur avait un soucis de recruter ces jeunes qui vivaient ce type de réalité et qui pouvait l’authentifier. D’autres exemples, comme Analog Days (USA, 2006) de Mike Ott et Elokuu (Finlande, 2011) d’Oskari Sipola illustrent le spectre internationale de films de jeunes adultes produits dans les dernières années.
La série Love in a Puff et Love in the Buff longe la même route que ces quatre oeuvres. On assiste aux changements d’emploi, aux heures de travail interminables, aux petites soirées entre amis et aux montagnes-russes amoureuses du couple Jimmy et Cherie. On donne une brève explication de l’histoire de Cherie au début du film et le tout est amplement suffisant pour suivre le reste du récit. En toute franchise, Love in the Buff pourrait être une oeuvre original et non une suite.
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LOVE IN THE BUFF sera présenté le 5 août à 16h40 dans le Théâtre Concordia Hall. Plus d’information sur ce film ICI.
août 5, 2012
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