RESSUSCITER LES MORTS
RESSUSCITER LES MORTS: Teller, Todd Robbins et Shade Rupe nous parlent de PLAY DEAD, leur spectacle d’épouvante unique en son genre.
Kier-La Janisse
(Traduit par Emilie Christiansen)
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Teller n’a certainement pas besoin d’introduction pour le public de Fantasia. Mieux connu comme étant la moitié du duo de Penn + Teller, son spectacle d’épouvante Play Dead est magique et étonnamment touchant. Créé à partir d’éléments autobiographiques de la vie de la vedette et co-scénariste Todd Robbins en tant que magicien, conférencier, acteur et auteur, le spectacle a été présenté en première l’automne dernier et a reçu des critiques élogieuses au Players Theatre de New York le printemps dernier. Shade Rupe, mieux connu par les fans de genre comme étant le raconteur polyvalent derrière les livres de Dark Stars Rising et comme étant le coordonnateur de la tournée nord-américaine de feu Ken Russell il y a deux ans, a filmé la représentation théâtrale pour créer un document fantastique et dynamique de ce captivant spectacle solo, et la version cinématographique est présentée en première mondiale ce soir à Fantasia.
Spectacular Optical fut honoré de s’entretenir avec Teller, Todd Robbins et Shade Rupe à propos des thèmes, tours et aspects pratiques de l’élaboration d’un spectacle unique en son genre comme celui-ci.
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Comment en êtes-vous venu à faire une version cinématographique de la pièce de théâtre? Il semble y avoir un léger regain d’intérêt envers les représentations théâtrales filmées pour la télévision ou le cinéma ces jours-ci. Lorsque j’étais enfant, les pièces de théâtre à la télévision étaient monnaie courante, mais je n’entendais plus parler de ce format depuis un certain temps jusqu’à tout récemment.
Teller: J’étais très excité lorsque j’ai appris que « The Tempest » et « Frankenstein » de Danny Boyle étaient dans les salles de cinéma. Peut-être faisons-nous partie d’une vague de changement.
Le but initial du tournage était de documenter une expérience de théâtre incroyablement cool. Toutefois, au cours du montage, nous avons réalisé que ce projet possédait une vie propre. Un point de vue à propos d’un évènement théâtral qui n’avait jamais été vu auparavant.
Dans le spectacle off-Broadway à New York, le public passe de longues périodes dans le noir : parfois, il n’y a que le noir total avec d’étranges sensations tactiles, se faisant toucher par des choses semblables à des araignées, des choses moites, des choses monstrueuses; parfois avec des spectres lumineux dans les allées. Pour le film, nous avons décidé de laisser le public entrevoir certains de ces secrets et d’apprécier la terreur du spectacle d’un point de vue interne.
Mais mis à part ceci, il y a le format du spectacle d’épouvante de minuit lui-même et il y a combien d’artistes qui tentent de préserver d’anciens modes de divertissement, que ce soit les feuilletons radio, les disques vinyles, le celluloïd et autres. Je crois qu’on commence réellement à s’inquiéter que si l’on ne fait rien, ces choses pourraient véritablement disparaître. Selon vous, combien de spectateurs avaient une familiarité préalable au concept du spectacle d’épouvante de minuit et qu’espéreriez-vous leur faire comprendre à propos de ce format?
Teller: Pour être honnête, très peu de spectacles d’épouvantes classiques étaient bons. Avec quelques exceptions notables, le but était de permettre à des adolescents de s’embrasser dans un théâtre sombre. Play Dead est ce qui arrive lorsque des adultes prennent certains aspects du spectacle d’épouvante et les réutilisent d’une nouvelle façon, avec des idées épeurantes/drôles, de la magie originale et du grand guignol, ainsi qu’une grande passion pour l’obsédant, le dérangeant et le grotesque.
Robbins: Notre intention n’a jamais été de créer un spectacle qui était un hommage à une forme de divertissement ésotérique, mais plutôt d’utiliser le pouvoir oublié de ces formes de spectacles pour divertir un public contemporain. Play Dead possède différents éléments de plusieurs genres du passé, mais il s’agit d’une créature unique en soi.
Shade, comment vous êtes-vous impliqué?
Rupe: Ezekiel Zabrowki, le partenaire de cinéma de Teller, m’a recommandé. Environ six semaines avant la fin des présentations du spectacle, Teller m’a envoyé un courriel pour me demander si je pouvais filmer un enregistrement d’archive du spectacle qui allait se terminer à la fin de juillet, quelque chose pour lui-même, qui ne serait pas diffusé. J’ADORE Play Dead. Je ne peux pas utiliser le passé, car je sais que d’autres spectacles sont prévus. J’ai assisté à la soirée d’ouverture, j’ai écrit une critique élogieuse pour Fangoria.com et j’ai vraiment vécu un grand moment de vie avec ce spectacle. J’ai suggéré de plutôt filmer le spectacle un peu comme une production de Showtime. Teller a accepté, j’ai amené un co-producteur qui a fait venir une équipe de caméra qui est habituée à suivre de l’action live, y compris un ami du secondaire, Ian Vollmer, qui travaille maintenant à New York, ainsi que Vasilios Sfinarolakis, l’homme qui filmerait deux mois plus tard T IS FOR TRICK, ma participation au concours THE ABCs OF DEATH. Nous avons loué quelques belles caméras HD et nous n’avons eu aucune période de répétition, bien que le co-producteur et Ian aient réussi à voir le spectacle. Le tout devait se produire très rapidement et Fantasia devait avoir lieu durant les derniers jours du spectacle, alors nous avons du jongler beaucoup avec le temps que nous avions pour tout faire fonctionner.
Teller, qu’est-ce qui vous a d’abord amené à la magie et à l’illusion lorsque vous étiez enfant? Y a-t-il eu un point tournant ou une performance que vous auriez vu qui vous a convaincu?
J’avais 5 ans et demi et j’ai eu un problème de cœur qui m’a rendu terriblement malade. Au cours de ma récupération, j’ai commandé un ensemble de magie d’une publicité à la télévision. Ça m’a profondément touché psychologiquement. Il y a quelque chose à propos de l’idée d’accomplir l’impossible juste devant nos yeux qui me donne toujours des palpitations.
Comment s’est déroulé le processus de collaboration à l’écriture entre vous deux?
Teller: Le spectacle provient de « Dark Deceptions » de Todd pour le New York Fringe Festival, qui s’est développé en « The Charlatan’s Seance », que j’ai eu la chance de voir au théâtre où je réalisais ma version thriller-horreur de « Macbeth ». C’est ce qui a débuté une conversation entre Todd et moi. Nous nous sommes ensuite assis et nous avons reconstruit le spectacle en entier, au cours d’une présentation de trois ateliers majeurs à Las Vegas.
Robbins: Ce fut un processus long et compliqué, mais très satisfaisant. Je passais une ou deux semaines à Vegas pour écrire avec Teller et l’on essayait de se trouver du temps si on le pouvait lorsqu’il visitait New York. Nous avons pris tout ce que j’avais déjà fait, en commençant avec le spectacle Dark Deceptions du NY International Fringe Festival, puis tout ce que Teller avait fait semblable à des séances avec son partenaire Penn, nous l’avons mis de côté et nous nous sommes mis à créer ce spectacle à partir d’une page blanche. Nous nous sommes inspirés de nos expériences au fur et à mesure, mais la plupart du temps, nous trouvions des images et un contenu thématique que nous voulions voir dans le spectacle, puis nous trouvions une manière de tout faire fonctionner ensemble.
Teller: Les tours étaient difficiles – si vous avez déjà essayé de faire des effets d’horreur/gore live, vous connaissez les difficultés (surtout que Todd était déterminé à porter le type de costume blanc porté par des évangélistes et de le tremper de sang à chaque performance). Ce qui était encore plus difficile, était de trouver à quel point le spectacle pouvait être invasif sans créer de réel préjudice envers le public. Il y avait un épisode, décrit dans le spectacle, où un membre du public, qui est amené sur scène pour un tour lugubre avec des cendres humaines, s’est mis à pleurer. Ce soir-là, Todd m’a écrit : « Je savais que le matériel que nous utilisons était puissant. Je n’avais pas réalisé qu’il était nucléaire. »
Tout au long de la présentation, nous avions l’appui extraordinaire de nos producteurs de New York et l’appui de Harrah à Las Vegas. Ils avaient confiance en l’idée qu’un festival d’hurlements mystifiant et portant à réflexion avait sa place au sein de la scène théâtrale de New York.
Quels étaient les critères pour sélectionner les personnages historiques qui figureraient dans le spectacle?
Robbins: Le spectacle est une combinaison de matériel autobiographique de ma vie, ainsi que de profils de gens qui ont eu d’importantes relations avec les morts au cours de leur vie. Nous nous sommes retrouvés avec une soirée d’histoires de fantômes à propos de vraies personnes, de bonnes et moins bonnes personnes, puis il y a une impression qu’ils sont partis, mais qu’ils ne sont pas si loin. Et s’ils revenaient, pourquoi croirait-on qu’il s’agit d’une bonne chose?
Todd – votre lien personnel à Dorothy Bembridge était-il réel?
À cent pour cent. Au moment de son meurtre, son testament était en cours de révision chez son avocat pour me laisser sa belle maison victorienne. Il n’a jamais été terminé et signé, alors la maison s’est retrouvée entre les mains de la société historique locale.
Y a-t-il des médiums encore vivants aujourd’hui qui pourraient rivaliser avec les talents de Eusapia Palladino? Je veux dire sans prendre en considération si vous y croyez ou non, mais un médium qui est au moins aussi impressionnant dans ses habiletés alléguées?
Teller: Les faux médiums (et ils sont tous faux) d’aujourd’hui sont vraiment pitoyables. Ils sont incroyablement fades et ennuyeux, sauf si vous êtes en deuil ou vulnérable. Nous avons choisi nos méchants au cours de l’époque où ce type de criminel avaient au moins du style et de l’éloquence (et dans le cas du « Boston Medium » qui a défié Houdini – son nom était Mina Crandon – une tendance à se dévêtir dans le noir et à transformer une séance en quelque chose se rapprochant plutôt d’une orgie.)
Todd, j’aime que vous ayez dit que si l’on retirait la douleur du spectacle, de connecter le public avec les souvenirs de réels êtres chers disparus, que le tout deviendrait « comme la maison hantée de Disneyland ». Le spectacle devient très émouvant et demeure dans cet espace émotionnel pour une longue période – Qu’est-ce qui vous a décidé d’utiliser cette route?
Les gens n’ont aucune idée à quel point la perte d’un être cher les rend vulnérables. Comme je dis dans le spectacle : « C’est une blessure qui ne guérit jamais. » Certaines personnes vont profiter de ceci, alors nous voulions arriver en premier et montrer au public ce qui peut être accompli avec cette vulnérabilité de façon sécuritaire.
Teller, qu’est-ce qui vous attirait à propos de cette route, surtout lorsque l’on considère votre athéisme et votre scepticisme face au surnaturel?
Teller: Pour les athées et les sceptiques, la vie est beaucoup plus précieuse qu’elle l’est pour ceux qui se disent qu’ils vont vivre pour toujours. Notre spectacle ne fait que dire ce que nous croyons honnêtement, sous la forme de contes et de tours.
Todd, quels sont vos propres sentiments à propos du surnaturel?
Robbins: Il y a plusieurs choses dans notre monde que nous ne comprenons pas et c’est une merveilleuse chose à accepter. Par contre, le problème est que plusieurs personnes vont trouver des réponses trop faciles à ces mystères. Je n’ai aucune utilité pour ces personnes.
Est-ce qu’il y a eu des réactions du public complètement imprévisibles au cours des présentations du spectacle?
Robbins: Constamment. Lorsque je parlais à un membre du public pendant le spectacle, je ne savais jamais comment ils réagiraient exactement. J’avais besoin de tout mon bagage amassé au cours de mes quarante années en tant qu’artiste de scène pour amener les participants (et le public en général) à voyager le long du chemin sur lequel je voulais les mener. L’un des aspects intéressants de l’expérience est de découvrir que les gens veulent croire ce qui est faux et nier ce qui est vrai.
Teller: Je ne m’attendais pas à ce que les New-Yorkais sophistiqués virent complètement fous dans le noir. Mais ils l’ont fait. En hurlant. En saisissant de parfaits inconnus. Et en ayant des relations sexuelles. Nous avions des moniteurs infrarouges couvrant le public à tous les soirs pour leur sécurité, mais cela voulait également dire que nous pouvions voir ce que le public ne pouvait pas. Chaque soir, le rapport du régisseur cataloguait pour moi qui faisait quoi avec qui, puis jusqu’où ils se sont rendus avant que les lumières ne s’allument. Au cours, d’une matinée, nous avions une bande de garçons d’une école catholique – et, bien, dois-je en dire plus?
Lors d’une entrevue à NPR, Todd a indiqué que même si le public sait que le tout est truqué, ils réagissent comme si c’était vrai. Pourquoi pensez-vous qu’il en est ainsi?
Teller: Le théâtre, où tout est faux et amusant, est l’endroit parfait pour se laisser aller. Les lumières s’éteignent et vous, en tant qu’homo sapiens, vous voulez instantanément hurler et faire des choses grivoises.
À quoi nous sert la morbidité? Je me demande souvent cette question. Les gens me demandent pourquoi nous faisons certaines choses et je le blâme habituellement sur une « sensibilité morbide », mais je n’ai souvent aucune explication supplémentaire! Avez-vous trouvé une réponse à cette question?
Teller: N’avez-vous pas déjà fait l’amour dans un cimetière? Ces pierres froides vous permettent de sentir la chaleur de votre propre sang. Faire face à une fausse mort nous permet de nous sentir plus vivant.
Maintenant une question pratique : combien de caméras aviez-vous et à quel point était-ce distrayant de tenter de conserver la spontanéité de la performance lorsque des caméramans couraient autour de vous?
Teller: Nous avions cinq caméras et deux sources infrarouges que Shade Rupe, qui a réalisé le tournage, plaçait astucieusement afin de capturer le spectacle sans empiéter sur l’expérience. Les gens présents étaient tous des clients qui avaient payé, alors nous ressentions une obligation de leur permettre d’avoir l’expérience complète. Mais n’oubliez pas, il est très difficile d’être trop distrait par une caméra lorsqu’un démon femelle nu est en train d’éviscérer un membre du public et vous lance des morceaux de tripes.
Shade, vous êtes surtout connu comme étant un scénariste au cinéma (Funeral Party, Dark Stars Rising), est-ce que vous voulez réaliser davantage de films? Est-ce que vous avez des plans immédiats à cet égard?
Rupe: J’ai toujours eu l’idée de faire des films et j’ai déjà fait des courts métrages expérimentaux, bien que j’ai définitivement traité Play Dead comme un projet de film pour la télévision. Je n’avais aucune idée à quel point le tout fonctionnerait, jusqu’à ce que je commence à recevoir des commentaires de Zeke, Teller et le monteur Emery Emery, qui avait aussi fait le montage pour The Aristocrats, puis j’ai su que quelque chose de spécial en sortirait et il s’avère que mon sens de la narration visuelle, combiné avec les incroyables éléments que Todd et Teller avaient créés, se sont heureusement épanouis en une version cinématographique finale. L’aspect amusant est que tout le film a été monté par Teller et Emery à Las Vegas et je ne l’ai pas encore vu. La première de Fantasia sera ma première expérience avec le film. J’ai vu Play Dead à huit reprises avant de filmer, chaque fois avec un siège différent dans le théâtre. J’ai tourné les images avec l’idée de recréer autant que possible l’expérience théâtrale live, sans que les gens puissent vous toucher dans l’obscurité complète ou sans que la personne à côté de vous puisse vous hurler dans l’oreille.
Quels ont été les plus grands défis de filmer une production théâtrale live?
Rupe: Bien que je sois certain que de simplement essayer d’être en dehors de la vue du public peut être l’un des plus grands problèmes pour certaines personnes lors de productions lives (et un problème qui ne semble pas déranger les productions à grand budget – je vois toujours les caméras voler autour de la scène avec celles-là), pour mon équipe il s’agissait de : 1) Comment pouvons-nous ne pas déranger le public dans un petit théâtre de 200 sièges? 2) Comment pouvons-nous garder TOUTES les lumières éteintes, y compris les lumières des caméras, et de garder les yeux des caméramans collés à leur pièce oculaire pour 90 minutes sans fuite de lumière? 3) Comment pouvons-nous suivre l’action dans le noir et savoir où diriger les caméras lorsque les lumières se rallument? Bien sûr, j’amenuise les difficultés à seulement quelques réponses, mais nous avons fait de notre mieux et heureusement, l’équipe était extraordinaire et savait comment trouver et suivre une voix lorsque les lumières revenaient. Ils bougeaient avec moi, ils étaient rapides et suivaient les directions très bien. J’ai fait la réalisation des tournages live à partir des coulisses en utilisant des moniteurs et un micro attaché à des écouteurs pour les caméramans. Pour mon premier projet de long métrage d’enregistrement d’un spectacle live, on m’a vraiment « lancé » au milieu de tout et j’ai personnellement l’impression que mon baptême du feu était une expérience vivifiante qui a produit de bons résultats.
Nous avons réussi à enregistrer environ une heure des effets qui brillent dans le noir, mais avec si peu de temps de recherche et si peu de connaissances, j’ai entendu dire que ces images étaient inutilisables, mais que montrer ces scènes avec deux caméras fixes et une caméra à main infrarouge est bien réussi. Je suis très reconnaissant d’avoir reçu la permission d’aller filmer personnellement et directement une scène spécifique du spectacle où le bras d’une femme apparaît en sortant du sable coulant des doigts de Todd. Teller faisait un tour caractéristique il y a plusieurs années qui lui appartient complètement nommé Shadows, où une rose dans un vase projette une ombre noire sur un papier installé sur un chevalet. Teller prend un couteau et enlève chaque feuille de l’ombre de la rose, causant la perte de cette même feuille sur la vraie rose. C’est une présentation géniale, de la poésie pure, et ce tour dans Play Dead me faisait ressentir des sentiments semblables. C’était merveilleux de mettre tant d’amour dans cette scène où j’ai pu filmer sans gêne en bloquant un membre du public. J’espère qu’on pourra le remarquer.
Quelle quantité du générique du film est pour la pièce de théâtre elle-même plutôt que l’équipe de tournage du film?
Teller: Le générique du début est pour le spectacle live. À la fin, nous voyons qui a produit, filmé et fait le montage du film, ainsi que des remerciements pour des gens incroyables qui nous ont aidé. Je dois faire un merci spécial à notre ami Shade Rupe, ce Zelig des gourous de l’horreur. Il a soutenu le show dans ses écrits, puis il a orchestré et co-produit le tournage à New York. Il a réalisé le tournage dans le théâtre et a continué d’être un conseiller clé et notre promoteur le plus important.
Avez-vous l’intention de faire davantage de tournées avec le spectacle live?
Teller: Oh que oui. Probablement Londres au printemps. Bientôt à Toronto. Dans environ deux ans pour LA. Et d’autres villes sont en discussions.
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PLAY DEAD: Le film est présenté en première mondiale le 27 juillet à 21h45 à la Salle JA DeSève en présence de Teller, Todd Robbins et Shade Rupe. Plus d’information sur la page de description du film ICI.
juillet 27, 2012
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