SCHOOLGIRL REPORT #8 – WHAT PARENTS MUST NEVER KNOW
SCHOOLGIRL REPORT #8 – WHAT PARENTS MUST NEVER KNOW
Impulse Pictures / Synapse DVD
Revue par: David Bertrand
Traduction: Ralph Elawani
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Une lumière divine semble rayonner au-dessus des libidineux diablotins d’Impulse Pictures qui depuis quelques années ont réussi à excaver une mine d’or de coquineries d’antan, notamment la série Roman Porno de Nikkatsu et le voyage en autobus scolaire jusqu’au paradis des coureurs de galipote qu’est Schulmadchen Report, alias Schoolgirl Report. Phénomène iconique du cinéma européen salé des années soixante-dix, la série qu’Impulse s’efforce de rendre disponible en version dvd en est maintenant à sa huitième parution, What Parents Must Never Know.
Mettant en vedette une distribution majoritairement amateur, les Schoolgirl Report étaient rapaillés de manière expéditive, appuyant leurs intrigues sur les populaires et controversés bouquins du Dr. Günther Hunold, lequel interviewait des hordes d’adolescents au sujet de leur vie sexuelle durant cette époque aux mœurs frivoles. Bien à l’abri des représailles derrière la bannière du «aufklärungsfilme » (film d’éducation sexuelle) sous laquelle il était possible de dissimuler lascivité et exploitation, ce prétexte permit au réalisateur Ernst Hofbauer et au producteur Wolfgang Hartwig d’effectuer une entrée fracassante au box-office allemand grâce à leur première production, qui leur fit par ailleurs empocher plusieurs fois leur maigre mise de départ ayant servi à couvrir les coûts de production. Ils étirèrent la sauce jusqu’à produire douze suites qui bouclèrent habilement la décennie soixante-dix de la même manière dont le projet initial l’avait entamée en 1970, alors que l’embargo sur la pornographie « hardcore » en Allemagne –qui devait être levé en 1975, volant du même coup l’élément de nouveauté lascive (sans être explicite) de la série– tenait toujours.
Le huitième volet de la série se déroule dans le cadre d’une sortie éducative durant laquelle les jeunes filles se plaisent à se raconter de coquines histoires (adaptées sous forme de retour dans le passé), sans lésiner sur les ébats et les jeux bruyants tout au long du trajet d’autobus. La pléthore d’histoires inclue des épopées telles: une gosse de riche séduit le péquenaud de jardinier de sa famille (lequel gémit sous une affiche de la starlette suédoise et ex-vedette de la série Christina Lindberg!), deux adolescentes parient avec un libidineux éphèbe que ce dernier ne pourra pas se farcir leur austère professeure de biologie (ce qui s’avère un succès grâce à une mise en scène impliquant une (fausse?) tentative de viol interrompue par ce dernier), du batifolage estival entre cousins interrompu par un sinistre pêcheur local, le tout suivi d’une évasion au ralentit mettant l’accent sur la devanture des protagonistes –ce qui ne peut que rappeler une séquence de The Meaning of Life. Le film culmine en un remarquable tableau pour tous ceux qui déplorent le manque dramatique de jeunes allemandes en bikini au beau milieu de troupeaux de vaches dans le cinéma contemporain.
Bien que j’apprécie les nubiles nymphettes autant qu’un autre, je dois avouer que le plus grand mérite de toute la série est vraisemblablement sa trame sonore, courtoisie de Gert Wilden & Orchestra, dont une bonne partie des morceaux se retrouvent sur l’indispensable compilation vinyle Schulmadchen Report: Schoolgirl Report & Other Music from Sexy German Films (1968-1972), parue via Crippled Dick Hot Wax! Pour de plus amples renseignements sur le sujet ou tout simplement pour reluquer les affiches, il vous est fortement recommandé de consulter l’ouvrage de Cathal Tohill & Pete Tombs, intitulé Immoral Tales: European Sex & Horror Movies, 1956-1984, lequel relate en détails croustillants et émoustillants l’aventure hyper-hormonale de la série Schoolgirl Report.
mai 1, 2012
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