JIM VANBEBBER: À PROPOS DE BILLY JACK

À PROPOS DE BILLY JACK (1971)
Par Jim VanBebber
Traduction: Stephane Landry

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“Listen children, to a story that was written long ago…”

Allez au cinéma dans les années 70 était un temps magique pour moi. À ce moment la seule façon de voir un film dans sa forme originale était d’aller dans un cinéma. Il n’y avait pas VHS et si tu manquais la représentation au cinéma tu devais attendre que le film soit présenté à la télévision dans une forme censurée et avec des annonces plates. Une de mes meilleures experiences au cinéma fut de voir Billy Jack (1973) lors de sa sortie Nationale. Après un début intéressant en 1967 du personnage dans Born Losers (un film de motards douteux ou le personnage de Billy Jack portait un chapeau de paille!), Tom Laughlin a réinventé le personnage amer des suites de la guerre du Vietnam et expert en hapkido de façon inspiré avec le film éponyme, Billy Jack. À la suite du distribution bâclée de Warner Brothers lors de sa sortie initiale en 1971, Tom Laughlin a ressorti le film en créant un mouvement de bouche à oreille chez un jeune publique.

Comme ses prédécesseurs Easy Rider et Walking Tall, Billy Jack a fait un pied de nez aux films d’actions traditionnels en offrant des personnages qui défiaient le status quo de la bourgeoisie américaine et supportaient la contre-culture. Une révélation pour un jeune Jim VanBebber.

On avait ici un film rempli de comédiens non-professionnels, des idéaux de hippies et une réalisation amateur dans un style quasi-documentaire. C’était saisissant. Ce qui aidait aussi était les arts martiaux complètement délurés qui étaient à ce moment là, révolutionnaires et uniques mise à part les films Five Fingers of Death et Fists of Fury (aussi connu sous le nom de The Big Boss) provenant de Hong Kong. Comme un ami m’a déjà dit, Billy Jack a inspiré beaucoup de gens à prendre des cours d’arts martiaux. À l’opposé de Bruce Lee qui allait tout changer en 1975, ici on avait un Blanc qui bottait le derrière à tous le monde lorsqu’il “sautait une coche” en défendant des enfants de tous les origines dans le Freedom School de Jean Roberts. Plus tard nous allions apprendre que c’est un Coréen (Bong Soo Han) qui doublait Ton Laughlin mais rendu là, on s’en foutait! BillyJack/Tom Laughlin était un dur à cuir, un héro Américain, vétéran de la guerre qui détestait la guerre et un pacifiste qui cassait la tête des racistes lorsqu’il le devait. De plus, il a déjà eu sa propre bédé avec Marvel! Avec une chanson inoubliable du groupe satanique Coven, “One Tin Soldier” a gravi le Top 40 Américain et Billy Jack est devenu un succès monstre. Il y a eu des suites mais nous nous attarderons pas longtemps sur le sujet…. The Trial of Billy Jack en 1974 était un désastre mélodramatique avec une trame sonore totalement inappropriée de Elmer Bersntein. En 1977 Billy Jack Goes to Washington était une ré-interprétation affreuse de Mr. Smith Goes to Washington qui a simplement renforcé l’idée que Tom Laughlin commencait à croire en sa propre mythologie et qu’il avait perdu ses repères. Cependant rien ne peux toucher l’oeuvre qu’est Billy Jack…un film d’action iconique Américain tellement empreint de contre-culture qu’un peu comme la chanson titre One Tin Soldier, le film se transporte lui-même vers les annales des films Américains.

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